Un accord de trouvé

Posté le 11 juin 2019

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Un accord a été trouvé entre les Etats-Unis et le Mexique, ce qui a permis d’éviter de voir Trump mettre à exécution ses menaces.

Apaisement

Même si cet accord reste fragile, car il faut que le Mexique arrive à persuader ses voisins de contribuer à réduire le flux de réfugiés, il a apaisé les tensions entre les deux pays et contribué à la poursuite de la hausse des bourses.

Le peso mexicain s’est sensiblement redressé par rapport au dollar, et cet accord entretient inévitablement l’espoir de voir émerger aussi un accord entre la Chine et les Etats-Unis.

Mais Trump a douché les espoirs, ou peut-être une façon de mettre la pression, en déclarant que si durant le G20 il n’y avait pas d’avancées significatives, il imposerait de nouveaux tarifs sur les importations chinoises.

La Chine joue la carte de l’apaisement pour le moment et semble décidée à attendre la rencontre lors du G20 le 28 et 29 juin prochain.

Données un peu plus rassurantes

Si la pression sur les taux demeure, la hausse des bourses a aussi soutenue par les chiffres en Chine et la volonté des autorités de soutenir la croissance.

Contre toute attente, les exportations ont augmenté de 1.1% en mai, mais cela n’a pas été le cas avec les Etats-Unis. Avec ces derniers, elles ont reculé de -4.2%, mais comme les importations ont aussi reculé mais plus fortement de -26.8%, le déficit s’est aggravé. Par rapport aux Etats-Unis, ce déficit est passé de 21.01 milliards de dollars à 26.89 milliards de dollars.

Et donc évidemment, les importations ont reculé, en partie à cause de la réduction des importations de produits américains, de -8.5%, ce qui démontre que la demande intérieure reste faible. Ce qui devrait inciter les autorités à poursuivre leur programme de soutien à l’économie.

Ce qu’elles ont déjà fait et continueront de faire comme l’annonce faite ce matin de permettre aux gouvernements locaux d’utiliser le produit des obligations spéciales comme capital pour des projets d’investissement majeurs. Ils pourront utiliser ces obligations spéciales même pour des autoroutes, l’approvisionnement en gaz et en électricité et les chemins de fer.

Confirmation du ralentissement

Après un premier trimestre positif mais dont la croissance a été soutenue artificiellement, Theresa May laisse un pays qui montre un sérieux déclin.

Au mois d’avril, la croissance a reculé de -0.4% avec en particulier un recul très marqué de l’activité manufacturière. Cette dernière a chuté de -3.9%, soit son plus fort recul depuis juin 2002.

C’est en particulier le secteur automobile qui a souffert avec un recul de -24% de la production automobile, ce qui a incité la BOE à revoir à la baisse le taux de croissance à 0.2% au second trimestre contre 0.5% pour le précédent.

La saga du Brexit avait déjà mis le sterling sous pression, mais la dégradation de la situation économique a encore accentué la tendance à la baisse comme le montre le graphique.

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Mais cette contraction de l’économie risque fort de mettre la BOE dans une position délicate, car la baisse du sterling pourrait entrainer une hausse de l’inflation qui l’obligerait à augmenter ses taux. Dans un contexte politique totalement incertain qui pourrait encore plus peser sur la croissance.

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