L’indicateur du moment : le yuan

Posté le 13 mai 2019
Close up of China Yuan Renminbi currency note against US Dollar.

Close up of China Yuan Renminbi currency note against US Dollar.

Pour savoir s’il y a des avancées dans les discussions entre les Américains et les Chinois, il suffit de regarder comment évolue le yuan.

Indicateur fiable

A voir le graphique du yuan, on peut donc en déduire que les discussions sont dans l’impasse et que chacun reste sur ses positions. Les Américains ont bien fait passer les tarifs douaniers de 10% à 25% sur 200 milliards d’importations chinoises et s’apprêtent à imposer de nouveaux tarifs sur les 325 autres milliards d’importations chinoises.

graphe20190513

De leur côté, les Chinois d’une part, ne dépensent plus le moindre montant pour soutenir leur devise, et d’autre part, envisagent des mesures de rétorsion contre les importations de produits américains. Et, autre indicateur du regain de tension, le prix du soja américain a fortement reculé, comme le montre le graphique, de peur de ces représailles chinoises.

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La position de patience de la FED pourrait être contrecarrée par cette guerre commerciale qui pourrait entrainer une hausse des prix qui affecterait alors la consommation. Pour le moment, en tout cas, l’inflation reste contenue avec un Core CPI à 2.1% contre 2%, soit en phase avec l’objectif de la banque centrale.

Hausse de l’inflation

Si la FED, pour le moment, peut garder une position neutre, il n’en est pas de même pour la banque centrale brésilienne. Cette dernière est confrontée à une hausse de l’inflation qui pourrait l’empêcher de baisser ses taux sur l’ensemble de l’année.

L’inflation a en effet augmenté à 4.9%, soit son taux le plus élevé depuis janvier 2017, et qui dépasse l’objectif de 4.25% de la banque centrale. Le seul élément rassurant pour l’avenir est que l’inflation a progressé de 0.57% d’un mois à l’autre contre 0.63% prévu et 0.75% le mois précédent.

A flash in the pan

Voilà comment est défini le chiffre du PIB en Grande-Bretagne au premier trimestre, un feu de paille.

La croissance au premier trimestre s’est révélée meilleure que prévu, et surtout meilleure que la croissance de la zone euro sur la même période, ce qui est quand même un fameux pied de nez.

Elle a été de 0.5%, soit un taux annuel de 1.8% contre 1.4% au trimestre précédent. Mais cette croissance est la conséquence d’une hausse importante de la production en vue de constituer des stocks avant la date fatidique du 31 mars, reportée depuis lors au 31 octobre. Et d’ailleurs, les flux commerciaux extérieurs ont pesé sur la croissance vu la hausse des importations en vue de constituer des stocks pour faire face au risque d’un Brexit sans accord.

Pas de quoi pavoiser

Les chiffres dans la zone euro restent décevants et l’on n’observe toujours pas le moindre rebond de l’activité.

En France, la production industrielle a reculé de -0.9% en mars, dépassant largement les prévisions qui tablaient sur un recul de -0.5%.

En Italie, cette même production a aussi reculé de -0.9% en mars, affichant un taux annuel de -1.4% contre 0.9% précédemment.

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