Powell s’affirme

Posté le 2 mai 2019
New York, USA - August 22, 2016: Known as a symbol of capitalism and prosperity, The New York Stock Exchange is also popular tourist attraction located in downtown Manhattan.

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Powell a peut-être voulu s’affirmer en confirmant, d’une part que la FED restait patiente, et d’autre part, que le recul de l’inflation n’était que transitoire.

Powell s’affirme

Ce dernier a d’abord confirmé que l’économie américaine était solide tout en soulignant que le recul de l’inflation était temporaire et qu’elle devrait se reprendre.

Avec ces propos, il a tué dans l’œufs les perspectives de voir la FED baisser ses taux cette année, ce qui a un peu déplu aux marchés boursiers. Car si ce recul de l’inflation est la conséquence d’éléments temporaires, cela ne justifie nullement une baisse de taux. En agissant de la sorte, Powell rejette les souhaits de Trump de voir baisser les taux et affirme son indépendance.

Autre raison de voir la FED maintenir ses taux inchangés, c’est la perspective de voir émerger, enfin, un accord entre les Etats-Unis et la Chine. Manifestement, les discussions restent très positives et se poursuivent dans un climat encourageant et elles devraient encore se poursuivre la semaine prochaine.

Le recul de l’indice ISM manufacturier, voir graphique, aux Etats-Unis, pourrait donner à penser que l’inflation ne devrait pas se reprendre pour autant tout de suite et les pressions sur ce secteur restent fortes. Autre indicateur en recul, les dépenses de construction ont baissé de -0.9% en mars.

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Cependant, le marché de l’emploi reste robuste, comme l’a souligné Powell, avec, selon le bureau ADP, 275.000 créations d’emploi dans le secteur privé, ce qui est encourageant pour les chiffres du chômage qui seront publiés demain.

Bonnes nouvelles en zone euro

Un peu contre toute attente, la croissance au premier trimestre dans la zone euro a été de 0.4% contre un taux de 0.2% au dernier trimestre de 2018. Ce chiffre est une réelle bonne surprise et en plus il a été accompagné de l’annonce d’un nouveau recul du chômage dans la zone euro à 7.7% contre 7.8%.

La croissance a fait mieux que prévu parce que les chiffres ont été meilleurs en France et en Italie, mais ce chiffre montre hélas que la Belgique est à la traîne.

La bonne surprise est aussi venue du chiffre du PIB en Italie. Pour le premier trimestre, la croissance a été de 0.2%, soit un taux annuel de 0.1%, contre un recul de -0.1% les deux trimestres précédents.

L’autre bonne nouvelle concernant l’Italie, c’est le recul très marqué du chômage qui est passé de 10.5% à 10.2%, soit son taux le plus bas depuis octobre 2011.

Et dernière bonne surprise, l’inflation en Allemagne a fait un bond, ce qui laisse espérer un rebond de l’inflation en zone euro. L’inflation en Allemagne est passée, même si cela risque d’être en partie temporaire, de 1.4% à 2.1% en taux annuel.

L’inflation en zone euro, chiffre publié demain, est d’ailleurs attendue à 1.6% contre 1.4%, encore en deçà de l’objectif de la BCE, mais qui prend une tendance plus positive.

Rebond prudent des indices en Asie

Ce rebond ne s’observe cependant pas pour tous les pays de la zone asiatique, mais on constate un petit rebond chez certains. Si les indices se contractent en Malaisie et Taiwan, et restent faibles aux Philippines et en Indonésie, cependant, ils se reprennent au Vietnam, en Thaïlande et en Corée du Sud. Dans ce dernier pays, il est passé de 48.8 à 50.2, tout en restant fragilisé par le sous-indice des commandes à l’exportation.

Cependant, un certain nombre de ces pays auront besoin du soutien des banques centrales pour espérer asseoir durablement la reprise. Une baisse des taux pourrait ainsi intervenir dans les prochains mois en Malaisie, Indonésie et aux Philippines.

tableau20190502

La publication mensuelle du tableau met évidemment en évidence la performance remarquable des bourses sur ce premier trimestre. Il faut souligner que les bourses européennes font aussi bien que la bourse américaine, ce qui est assez rare pour le mettre en avant.

Le deuxième constat, c’est la forte hausse du prix du baril de pétrole depuis le début de l’année, mais qui ne provoque pas d’envolée de l’inflation.

Et dernier élément à pointer, le recul des taux longs, reflet des changements de ton de la part de la grande majorité des banques centrales, avec en plus le sentiment que les taux longs vont rester inexorablement bas pour encore une longue période.

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