Le chaud et puis le froid

Posté le 23 avril 2019
Chinese currency forming a graph, Appreciation of the Chinese yuan

Chinese currency forming a graph, Appreciation of the Chinese yuan

La semaine passée, les indicateurs économiques ont soufflé le chaud en début de semaine, et le froid en seconde partie, exactement l’inverse du temps que nous avons eu durant cette semaine.

Le chaud

Le rassurant est d’abord venu de Chine avec une avalanche d’indicateurs plus rassurants les uns que les autres.

D’abord, la croissance au premier trimestre a démenti toutes les prévisions négatives en s’établissant à 6.4 %, éloignant le risque d’un ralentissement.

Ensuite, la production industrielle au mois de mars a progressé de 8.5 %, soit le taux le plus élevé depuis 4 ans et demi, en dépassant largement les niveaux des deux premiers mois. Et les ventes de détail ont aussi progressé avec un taux de 8.7 % contre 8.2 % le mois précédent.

Il est évident qu’en partie ce rebond de l’activité a été soutenu par les mesures prises par les autorités et que l’effet positif s’estompera par la suite. Mais cela montre que l’économie chinoise fait preuve d’une résilience qui pourrait être renforcée en cas d’accord commercial.

Le froid

Est venu une nouvelle fois hélas des indices de confiance dans la zone euro qui ne montrent toujours pas de véritable signal de stabilisation.

Alors que le gouvernement allemand a bien confirmé qu’il avait révisé la croissance en Allemagne à 0.5 % cette année contre 1 % précédemment, les indices PMI restent quasiment atones. Et surtout comme le montre le graphique, l’indice PMI manufacturier ne se redresse absolument pas.

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En France, comme le montre le graphique, l’indice PMI manufacturier recule encore, ce qui fait que l’indice composite se situe juste sur le niveau des 50.

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Et la perspective de voir les relations commerciales se tendre avec les États-Unis ne va évidemment pas être un facteur qui va contribuer au redressement de ces indices.

Aux États-Unis, les ventes de maisons existantes ont reculé de -4.9 % en mars, alors même que les taux des emprunts hypothécaires ont baissé ces derniers mois.  Et les ventes de maisons neuves sont également attendues en baisse de -2.70 % contre une hausse de 4.90 % le mois précédent.

Tension sur le baril

Alors même que Trump veut à tout prix maintenir le prix de l’essence bas, les sanctions prises par les Américains provoquent des tensions à la hausse sur les prix.

Ces derniers ont encore progressé comme le montre le graphique après que les Américains aient annoncé qu’ils n’accordaient plus d’exception aux importations de pétrole iranien à partir du 1er mai. Alors que l’Iran exportait encore environ de 1 million de barils par jour, ils veulent réduire à zéro ces exportations.

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Semaine des résultats

Après une semaine assez calme, s’ouvre donc la période des résultats des entreprises qui sont attendus avec une certaine fébrilité vu le ralentissement de l’économie observé depuis le début de l’année.

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