Le rebond pourrait venir de Chine !

Posté le 1 avril 2019

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Même si le chemin est long et périlleux, les mesures prises par les autorités chinoises montrent leurs premiers effets.

Stabilisation en Chine

C’est en tout cas ce qui ressort de la publication de l’indice PMI manufacturier qui s’établi à 50.8 en mars contre 49.9 le mois précédent.

Même si le rebond est modeste, le sous-indice « new orders export » se redresse, ce qui montre une petite amélioration du climat des affaires.

Preuve de sa bonne volonté, et que les discussions se poursuivent dans un climat positif, les autorités chinoises ont suspendu pour 3 mois à partir d’aujourd’hui, les taxes de 25%, sur les importations de voitures et de pièces détachées américaines, qui auraient dû rentrer en application.

Cette annonce et la poursuite des discussions contribuent à améliorer le climat et rassurent sur le rebond de l’économie chinoise.

Il en faudra cependant plus pour restaurer un climat de confiance et les autres pays de la région continuent de souffrir de l’arrêt du commerce international. Ainsi, la Corée du Sud a vu, une nouvelle fois, ses exportations reculer. Après une contraction de -11.4% en février, ces dernières ont reculé de -8.2% en chiffre annuel en mars. C’est en particulier le secteur des semi-conducteurs qui souffre le plus du déclin de la demande chinoise.

C’est pour les mêmes raisons que l’indice de confiance des entreprises au Japon est tombé à son niveau le plus bas depuis 2 ans. Le Japon est en effet particulièrement dépendant de la Chine pour ses exportations et subi donc de plein fouet le ralentissement de l’économie chinoise et du commerce international.

Livre turque sous pression

Comme le montre le graphique, cette dernière est en baisse par rapport au dollar après les élections de ce week-end. Le parti d’Erdogan, l’AKP, a perdu le contrôle non seulement de la capitale Ankara, mais également d’Istanbul.

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Erdogan paye la nette dégradation de l’économie affectée par une forte hausse de l’inflation et par une chute du PIB en 2018. Il a eu beau reporter la faute sur l’extérieur, son bilan économique n’en est pas moins désastreux et explique en partie ce rejet historique de l’AKP.

On peut cependant craindre une période d’incertitude qui ne va pas plaider en faveur d’une amélioration économique et la livre turque devrait rester sous pression.

Situation en Russie positive

Comme le montrent le graphique et le tableau mensuel, le rouble s’est sensiblement renforcé par rapport à l’euro depuis le début de l’année.

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Malgré une hausse de la TVA de 18% à 20%, et un contexte international défavorable, l’économie russe montre une sérieuse résilience. Ce que confirme encore la publication de l’indice PMI manufacturier qui est ressorti à 52.8 en mars contre 50.1.

Imbroglio en Grande-Bretagne

Le troisième rejet par le parlement britannique de l’accord avec l’UE a plongé le pays dans une crise sans fond. La reine est sortie de sa réserve et a menacé d’abdiquer si la Grande-Bretagne venait à quitter l’UE sans accord. Elle a clairement laissé entendre qu’elle demanderait l’asile politique ainsi que celle de ses corgis à l’UE si elle venait à abdiquer.

La journée d’aujourd’hui devrait encore connaitre une série de votes pour essayer de sortir de cet imbroglio. Tous les scénarii semblent encore possibles, comme une demande d’une prolongation pour une plus longue période, des élections anticipées, un nouveau référendum…

En attendant, l’Europe se prépare au pire et un sommet extraordinaire se tiendra le 10 avril.

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Dans le tableau mensuel deux choses ressortent nettement, à savoir la performance exceptionnelle des bourses et le recul de taux. Ce recul des rendements s’observe en particulier sur la partie longue de la courbe.

Concomitant à la très bonne performance des bourses, la volatilité sur les actions a dégringolé depuis le début de l’année de façon assez vertigineuse.

Et dernier constat, la hausse du prix du baril qui est en complète contradiction avec le ralentissement de l’économie mondiale, et qui déplait fortement à Trump. Cette hausse des prix est la conséquence de l’accord de l’OPEP+ de réduire sa production (voir graphique) aidée par les sanctions contre l’Iran et le Venezuela.

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