Une autre banque centrale surprend

Posté le 22 mars 2019
Coins of Norway. Fowl bird depicted in Norwegian one krone coin and Norwegian five kroner coin.

Coins of Norway. Fowl bird depicted in Norwegian one krone coin and Norwegian five kroner coin.

L’onde de choc de la décision de la FED s’est encore fait ressentir dans les marchés financiers avec des taux sous pression et donc un retour vers les actions.

Lien entre les deux

Le message de la FED a été très bien perçu par les bourses et d’autant plus que certains rêvent déjà que sa prochaine décision serait une baisse de taux d’ici 2021. Comme l’illustre le graphique, il y a un lien évident entre l’évolution des taux et la bourse, et la décision de la FED a été saluée par cette dernière.

graphe20190322

Comme en plus, les indicateurs économiques montrent que l’économie américaine continuera de connaitre de la croissance, certes plus modérée, cela soutient aussi les cours de bourse.

Décisions des banques centrales

Sans surprise, la BOE a laissé ses taux inchangés et demeure dans l’expectative totale, comme nous d’ailleurs, par rapport au Brexit.

A propos du Brexit, les 27 ont imposé leurs vues sous forme d’un choix que doit faire la Grande-Bretagne. Soit, l’UE accepte de reporter la date de sortie au 22 mai, à la veille des élections européennes, si le parlement britannique approuve la semaine prochaine l’accord déjà rejeté deux fois. Soit ce dernier rejette l’accord, alors la Grande-Bretagne aura jusqu’au 12 avril pour agir. Comme l’a déclaré Donald Tusk, jusqu’au 12 avril, toutes les options resteront ouvertes et la date du bord de la falaise sera reportée. Le gouvernement britannique aura encore le choix entre un accord, pas d’accord, une longue prorogation ou la révocation de l’article 50 « .

Et si la Grande-Bretagne décide avant le 12 avril de ne pas organiser les élections européennes, elle pourrait alors quitter l’UE sans accord à tout moment jusqu’au 22 mai.

La BNS a également laissé ses taux inchangés, mais s’est montrée assez prudente en révisant ses prévisions d’inflation à la baisse et en s’inquiétant toujours de la fermeté du franc suisse et d’une situation sur le marché des changes qui demeurait fragile. Pour l’inflation, elle ne table plus que sur un taux de 0.3% contre 0.5% précédemment pour 2019, et de 0.6% contre 1% pour 2020.

Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, elle devrait donc garder pour une longue période encore une politique monétaire ultra-accommodante, suivant en cela la BCE.

La banque centrale de Norvège a, par contre, surpris tout le monde en décidant d’augmenter de 0.25% son taux directeur pour le porter à 1%, ce qui a provoqué assez logiquement une hausse de la devise (voir graphique).

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En plus, cette décision n’a nullement réduit les anticipations d’une hausse de taux en juin, qui était le scénario le plus probable, dont la probabilité demeure de plus de 50%.

Indicateurs de confiance stables

C’est ce qui devrait ressortir de la publication des indicateurs PMI dans les différents pays. Et la publication de l’indice PMI manufacturier au Japon a donné la tendance avec un indice faible, mais stable, à 48.9. La faiblesse de cet indice étant toujours inhérent aux conséquences de la guerre commerciale qui continue de peser sur le commerce international.

A ce propos, une délégation américaine devrait se rendre en Chine les 27 et 28 mars, et début avril, le vice-premier Liu est attendu aux Etats-Unis.

Pour la zone euro, l’indice PMI composite est attendu à 52 contre 51.9, ce qui pourrait signifier que, sauf une sortie sans accord de la Grande-Bretagne, la situation pourrait se stabiliser.

Comme pour la Suisse, vu les niveaux de l’inflation, la banque centrale au Japon gardera pour encore une longue période ses taux inchangés. Comme le montre le graphique, l’inflation a reculé à 0.7% contre 0.8%, et l’inflation de base est restée stable à 0.4%, soit très loin de l’objectif de la BOJ.

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