La saga continue

Posté le 14 mars 2019

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Le deuxième vote a donc rejeté définitivement dans les limbes une sortie de la Grande-Bretagne sans un accord.

Mais quel accord ?

Le problème évidemment est de savoir quel accord pourra satisfaire les deux parties. Nous sommes donc repartis pour une nouvelle journée ponctuée par un vote par le parlement. Ce dernier devant voter pour demander de prolonger la date du 29 mars, et la date du 30 juin semble le scénario le plus probable.

Mais entretemps, Theresa May envisage de soumettre encore une fois, l’accord remanié espère-t-elle, à un nouveau vote par le parlement le 20 mars.

Et de leur côté, les 27 se réuniront la semaine prochaine pour déterminer si un report est envisageable et jusqu’à quelle date.

Le sterling est reparti à la hausse et curieusement ou pas, les marchés boursiers se sont focalisés sur les indicateurs économiques et ont trouvé des facteurs de satisfaction. J’y reviendrai après un détour par les chiffres en Chine.

Recul en Chine mais ..

Et à propos de marchés boursiers, il est intéressant de s’arrêter deux secondes sur les facteurs qui peuvent expliquer la bonne tenue des bourses, et entre autres de la bourse chinoise, depuis le début de l’année. Ce que vous pouvez retrouver dans mon interview dans MoneyStore.https://moneystore.be/2019/actu/hitparade-fonds-chine-refait-surface

Même si ce matin, la bourse chinoise est dans le rouge après la publication des chiffres de la production industrielle et des ventes de détail. Et si ces chiffres ont marqué un sérieux recul, ils sont sans doute à relativiser car ils n’ont pas encore bénéficié des mesures prises par les autorités et dont les effets ne seront perceptibles que dans les prochains mois.

En attendant, la production industrielle affiche un taux annuel de 5.3% pour la période de janvier-février contre un taux de 5.7% en décembre, soit son taux le plus faible depuis 17 ans. Ce chiffre est évidemment impacté par le Nouvel An Chinois, comme chaque année, et confirme donc le ralentissement de l’économie chinoise.

Tout comme d’ailleurs la hausse de 8.2% des ventes de détail contre un taux de 9% qui montre que le relais n’est pas encore assuré par la consommation intérieure.

En revanche, les investissements sur la même période ont progressé de 6.1% contre 5.9%.

Rebond de la production

Comme le montre le graphique, et je reviens aux facteurs positifs, la production industrielle dans la zone euro a rebondi avec une hausse de 1.4% en janvier en dépit du recul de cette dernière en Allemagne. Et ce sont l’Italie et la France qui ont tiré cette production à la hausse avec un taux respectivement de 1.3% et de 1.7%.

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Le rebond n’efface cependant pas les mauvais chiffres de la fin de l’année dernière, et donc sur un an la production industrielle a reculé de -1.1%.

Rebond aussi aux Etats-Unis

Les commandes à l’industrie ont rebondi, après un recul de -0.9% en décembre, de 0.8% en janvier. Ce chiffre ne sera sans doute pas suffisant pour espérer avoir une forte croissance en ce début d’année, car il ne pourra pas compenser le recul dans le secteur de la construction et de la consommation.

Pour preuve d’ailleurs de ce ralentissement, les prix à la production n’ont augmenté que de 1.9% contre 2% en janvier, et le Core PPI de 2.3% contre 2.5% précédemment.

Même si l’on constate un certain rebond, les Etats-Unis, comme la Chine, ont besoin d’un accord commercial et de mettre un terme à la guerre commerciale. Mais pour le moment les discussions semblent au point mort et Trump a déclaré qu’il n’était pas pressé de conclure un pacte commercial avec la Chine et a insisté pour que tout accord comprenne la protection de la propriété intellectuelle, un point de friction majeur entre les deux parties pendant des mois de négociations.

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