Le temps s’égrène

Posté le 14 février 2019
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La zone euro aura vraiment mal terminé l’année comme l’a montré la publication du chiffre de la production industrielle.

Recul plus marqué

Le recul a finalement été plus marqué que prévu de -0.9% au mois de décembre, soit une chute annuelle de -4.2%.

La plus forte chute a été observée en Irlande avec -13.4% d’un mois à l’autre, à Malte avec -5.2% et aux Pays-Bas avec -3.2%.

C’est évidemment un chiffre décevant et comme le montre le graphique, une sérieuse correction sur la fin de l’année passée. Même si cette chute est liée à des facteurs temporaires, elle démontre quand même un sérieux coup d’arrêt dans la croissance et explique les révisions à la baisse de la croissance pour 2019.

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Retour sur la décision de la Risbank

Comme l’illustre le graphique, la couronne suédoise a réagi avec célérité à l’annonce de la banque centrale de maintenir son intention d’augmenter les taux dans la seconde partie de l’année 2019.

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Elle se démarque ainsi quand même assez fortement des autres banques centrales et en particulier de la BCE, ce qui explique le mouvement sur le change.

Surtout qu’elle avait déjà amorcé un premier mouvement l’année passée en faisant passer son taux directeur de -0.50% à -0.25%.

Recul de l’inflation

Comme le montre le graphique, l’inflation en Grande-Bretagne continue de refluer même si le Core CPI est resté inchangé à 1.9%. Ce recul est essentiellement lié au recul du prix de l’énergie.

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C’est cependant un poids en moins pour la BOE qui s’inquiète de plus en plus de l’impact du Brexit et surtout en cas de hard Brexit.

En attendant, la BOE est comme nous, ou presque, elle ne sait vraiment pas ce que va obtenir Theresa May, et on peut même se demander si elle sait encore ce qu’elle veut. Les histoires d’amour finissent mal, en général, mais celle-là, pour autant que cela n’ait pas été plutôt un mariage de raison, risque de terminer tragiquement et pourtant personne ne veut cette fin.

Aux États-Unis aussi l’inflation a légèrement reculé sous l’effet de la baisse du prix de l’énergie. L’inflation générale est passée de 1.9% à 1.6% en chiffre annuel d’un mois à l’autre, alors que le Core CPI est resté inchangé à 2.2%.

Ces chiffres ne font évidemment que renforcer la position « patiente » de la FED car ils démontrent qu’il n’y a pas de risque de dérapage inflationniste.

Les discussions se poursuivent

Les discussions entre les Américains et les Chinois se poursuivent et Trump serait prêt à accepter une extension de 60 jours de la trêve qui se termine le 1 mars.

En attendant, les chiffres montrent l’impact des hausses des tarifs douaniers sur le commerce entre les deux pays. Ainsi, les importations en Chine venant des États-Unis ont chuté de -41.2% sur un an, alors que les exportations chinoises vers les États-Unis ont reculé de -2.4%.

Sur le mois de janvier, et pour des raisons plus spécifiquement saisonnières, les exportations chinoises ont progressé de 9.1% en chiffre annuel contre -4.4% en décembre. Et les importations ont reculé de -1.5% contre -7.6% en décembre.

Une certaine résilience

Pour l’économie nippone, qui a connu une croissance de 0.3% au dernier trimestre de l’année passée contre un recul de -0.7% le trimestre précédent.

Sur base annuelle cela donne un taux de 1.4% avec des exportations qui sont restées bien en deçà de leur potentiel normal, car elles sont affectées par le ralentissement du commerce mondial.

La consommation intérieure qui représente 60% du PIB s’est reprise avec une hausse de 0.6% contre un recul de -0.2% le trimestre précédent.

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