L’espoir est-il en train de changer de camp ?

Posté le 13 février 2019
Business chart with glowing arrows and world map

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Il a certainement quelque chose d’irrationnel de voir la bourse américaine clôturer en nette hausse parce que le shutdown est évité.

Apaisement

La question du shutdown a certes un impact sur l’économie mais le fait qu’il n’ait pas lieu devrait être un non-événement.

Mais il faut reconnaitre que pour le moment les marchés réagissent plus à des éléments géopolitiques qu’aux indicateurs économiques, qui d’ailleurs manquent cruellement aux Etats-Unis, à cause du shutdown.

Le deuxième élément de satisfaction, et qui peut lui pleinement justifier l’engouement, ce sont les avancées dans les discussions entre les Etats-Unis et la Chine, et la possibilité évoquée par Trump d’étendre au-delà du 1 mars la trêve.

Des discussions au plus haut niveau vont se tenir encore ce jeudi et vendredi et vont donc entretenir l’espoir d’un accord.

Chiffres qui laissent perplexe

La croissance en Russie en 2018 s’est élevée à 2.3%, dépassant largement les prévisions du gouvernement qui tablait sur un taux de 1.8%, et celles de la banque centrale qui l’estimait entre 1.5% et 2%.

Cette forte croissance serait la conséquence d’une hausse importante du secteur de la construction en particulier dans la région de Yamalo Nenets. Mais cette hausse laisse quand même un peu perplexe et semble avoir été exagérée.

Le gouvernement d’ailleurs ne table plus que sur une croissance de 1.3% en 2019, et semble avoir été plus réaliste que l’institut des statistiques. Car les sanctions américaines et la réduction concertée de la baisse de la production de pétrole ont pesé sur l’économie russe.

A propos du baril

Le prix de ce dernier est reparti à la hausse en dépit d’une moindre demande sous l’effet de la réduction de la production de l’OPEP+, comme le montre le graphique.

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En janvier, l’OPEP+ a réduit sa production de 800.000 barils par jour auquel est venu se rajouter les sanctions contre le Venezuela. Mais malgré cela demeure un excédent de l’offre sur le marché dû en partie à une moindre demande de la Chine.

Attentisme des banques centrales

Cela devient clairement le leitmotiv de ces dernières.

La banque centrale de Nouvelle-Zélande a laissé inchangé son taux à 1.75%, et son gouverneur a déclaré, comme d’ailleurs celui de la banque centrale d’Australie, que la direction des taux pourrait tout aussi bien être à la hausse qu’à la baisse.

Mais tout en écartant pour le moment le scénario d’une baisse, la banque centrale a reporté ses prochaines hausses de taux. Elle voit son taux à 1.84% en décembre 2020 au lieu des 2% initialement, et n’atteindre les 2% qu’en septembre 2021.

Cela n’a cependant pas empêché le dollar néo-zélandais de se renforcer par rapport au dollar us comme le montre le graphique.

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En Grande-Bretagne, la BOE est aussi dans cette position de balancier entre hausse et baisse des taux mais évidemment cette décision dépendra de la forme de la sortie de l’UE. En attendant, le recul attendu de l’inflation devrait se confirmer même si le Core CPI est attendu stable à 1.9%.

Une exception, la banque centrale de Suède qui semble décidée à augmenter ses taux cette année avec comme résultat une hausse de la couronne suédoise.

Chiffre de la production industrielle

Le graphique reprend l’évolution mensuelle de la production industrielle en rouge, et en bleu cette évolution annuelle en zone euro. Si en chiffre annuel, le chiffre devrait rester quasiment inchangé, le chiffre mensuel pour décembre devrait être un peu moins mauvais et attendu à -0.3%, mais cela reste malgré tout décevant.

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tableaux20190213