Forte déception en Allemagne

Posté le 9 janvier 2019

allemagne

La déception est d’autant plus forte quand l’espoir est grand.

Déception en Allemagne

Et c’est le cas du chiffre de la production industrielle, qui au lieu d’une hausse de 0.3%, a connu un recul de -1.9% en novembre. Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse et en plus le chiffre du mois précédent a été revu à -0.8% contre -0.5%. En chiffre annuel, il s’agit d’un recul de -4.8%, soit le pire chiffre depuis 2008 comme l’illustre le graphique.

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Ce chiffre est d’autant plus interpellant que tous les secteurs sont en recul et que cela fait craindre l’entrée de l’Allemagne en récession technique, à savoir deux trimestres successifs avec un recul du PIB. Car, pour rappel, au troisième trimestre, l’Allemagne avait connu un recul de -0.2% de son PIB que l’on croyait passager, ce que semble démentir ce recul de la production industrielle.

« Talks with China are going very well!

A tweeté Trump alors que les discussions se poursuivent dans un climat positif. Et c’est clairement le climat positif qui entoure les discussions qui a porté les bourses pour la deuxième journée.

Mais pour le moment rien ne filtre de ces discussions et il est donc encore trop tôt pour crier victoire.

Dans le même temps, les américains négocient avec l’UE également avec la volonté de réduire leur déficit. L’UE a déjà fait preuve de sa bonne volonté en doublant ses achats de soja américain durant la seconde moitié de 2018.

Un accord (et même des accords) serait évidemment un énorme soulagement pour les deux économies et donc pour les marchés boursiers ce qui explique la bonne tenue de ces derniers et la remontée des taux.

Et cela explique aussi pourquoi les prix des matières premières sont légèrement repartis à la hausse, ainsi que le prix du baril. Et conséquence immédiate, la couronne norvégienne, qui avait atteint son niveau le plus bas par rapport à l’euro depuis 10 ans fin de l’année passée, se reprend fortement comme le montre le graphique.

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Nouveau camouflet

Par contre, Theresa May doit encaisser camouflet sur camouflet, le dernier en date étant un amendement du parlement qui limite la possibilité pour son gouvernement d’accepter un Brexit sans accord avec l’UE.

Après ce vote, Theresa May risque fort de se retrouver dans une impasse si le 15 janvier prochain le parlement n’accepte pas l’accord avec l’UE car elle ne pourra pas laisser sortir la Grande-Bretagne sans accord.  Et comme cet amendement a été voté à 303 voix contre 296 grâce à des élus de son parti, on voit mal que l’accord soit accepté en effet.

Pas étonnant que la perspective d’un report de la date du 29 mars soit évoquée ainsi que celle de la tenue d’un nouveau référendum. Tout comme celle d’un nouveau round de négociation avec l’UE, mais tout cela semble plus totalement irréaliste.

Ralentissement de l’inflation

Le recul du prix du baril a fait reculer les anticipations d’inflations en zone euro comme le montre le graphique, ce qui pose évidemment question car la BCE ne peut pas déjà relancer un programme d’assouplissement quantitatif.

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Ce recul de l’inflation est d’ailleurs aussi attendu en Belgique selon les dernières prévisions du Bureau du Plan. Après un taux d’inflation de 2.13% en 2017 et de 2.05% en 2018, il table sur un taux de 1.5% en 2019.

Si ce recul de l’inflation est la conséquence du recul du prix du baril, il est aussi le reflet d’un ralentissement de l’activité dans la zone euro.

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