Un abîme devant nous …

Posté le 10 décembre 2018

triangle

C’est clairement une semaine de tous les dangers qui s’ouvre et qui pourrait marquer l’année 2019.

Échéances

Nous avons bien évidemment le vote du parlement britannique demain, et un vote favorable serait un miracle. En cas de vote négatif, tous les scénarii sont sur la table, mais cela ouvrira une énorme période béante d’incertitude.

Nous avons aussi la situation en France, avec un impact économique qui commence à se matérialiser et des conséquences qui pourraient être lourdes. Si Macron ne parvient pas ce soir à restaurer un minimum de confiance, il faut craindre une chute de la croissance en 2019. La banque de France estime que la croissance au dernier trimestre pourrait être de 0.2% au lieu des 0.4% initialement prévu à cause de ces blocages et dégradations.

Nous avons évidemment la situation ubuesque en Belgique, avec un gouvernement qui ne tient plus qu’à un fil et qui peut tomber à n’importe quel moment. Alors que la Belgique est déjà à la traine par rapport à ses voisins et que des réformes indispensables doivent être menées. Le risque est grand évidemment de voir la situation économique encore se dégrader.

Nous avons la réunion de la BCE qui va confirmer la fin de son programme de rachat d’actifs, ce qui est une mauvaise nouvelle pour l’Italie qui pourrait voir son spread s’élargir. Avec comme conséquence une accentuation de la dégradation de la situation économique.

Nous avons la guerre commerciale qui est se matérialise et qui pèse sur l’activité en Chine comme l’ont confirmé les chiffres ce matin. En effet, les exportations ont augmenté de 5.4% contre 15.6% le mois précédent, et les importations affichent une hausse de 3% contre 21.4%. Ces deux chiffres illustrent à eux seuls l’impact de la hausse des tarifs douaniers et le ralentissement qui s’observe en Chine.

Nous avons des chiffres des créations d’emploi aux Etats-Unis qui ont été en deçà des attentes et qui évidemment ont encore accentué les inquiétudes sur l’état de l’économie américaine.

En effet, au lieu des 200.000 créations attendues, nous n’avons eu que 155.000. Deux facteurs expliquent ce recul, d’une part une moindre demande émanant du secteur de la construction, et d’autre part, parce que les entreprises, et c’est paradoxal, ont du mal à recruter.

Nous avons l’annonce que la croissance en Turquie est tombée à 1.6% en taux annuel au troisième trimestre contre 5.2% le trimestre précédent. Ce recul est la conséquence d’une chute de -1.1% (voir graphique) du PIB au troisième trimestre. Et il faut se rappeler que la Turquie affichait une croissance de 7% l’année passée.

graphe20181210

Pas étonnant que le Nikkei ce matin a terminé à -2.1% après la chute de -2.24% du Dow Jones vendredi et que les bourses européennes seront encore une fois dans le rouge.

Vous avez compris que ce matin, j’ai eu quelques soucis informatiques d’où le retard dans la publication et l’absence de tableau. Désolé pour ce désagrément.


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