Bruxelles « the place to be » !

Posté le 21 novembre 2018

belgique

Compliqué de trouver un élément positif et qui pourrait un peu venir soutenir les marchés boursiers.

Climat délétère

Cela ressemble quand même un peu au début de la route du Rhum de cette année, qui a dû affronter des flots déchainés.

Le résultat est que des grands voiliers et des grands marins n’ont pas résistés à l’assaut des flots, comme ce qui se passe pour le moment pour des valeurs technologiques comme Apple, ou des valeurs dans le secteur automobile.

Les plus petits se sont mis à l’abri car la violence des flots ne leur laisse pas d’autre choix, comme le font pour le moment les investisseurs qui se tournent vers les valeurs refuges.

Rien n’échappe à la violence des flots (flots qui sont la guerre commerciale et des tensions commerciales qui demeurent, le ralentissement de la croissance en Chine), que cela soit le prix du baril qui a de nouveau plongé, le bitcoin, qui a perdu 25% en une semaine, et les bourses.

Chiffres sur l’immobilier

Les indicateurs publiés hier aux Etats-Unis n’ont pas vraiment rassuré et viennent évidemment se rajouter aux facteurs d’incertitudes.

Si les mises en chantier ont augmenté de 1.5%, en revanche les permis de construire ont reculé de -0.6%, ce qui démontre un certain tassement du marché (voir graphique).

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Il faut dire que les chiffres parlent d’eux-mêmes, le prix des maisons a augmenté de 5.5% sur un an, le salaire horaire a augmenté de 3.1% et le taux d’emprunt à 30 ans se situe à 4.94%, soit le taux le plus élevé depuis 7 ans.

Tensions sur les taux en Europe

On a tendance à l’oublier à cause des discussions sur le Brexit, mais la tension sur la dette italienne n’a pas reculé, bien au contraire comme le montre le graphique.

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Aucune avancée pour le moment dans les discussions, le gouvernement italien s’en tient à son projet initial et n’entend pas remettre en cause ce dernier.

Sans qu’il s’agisse d’un effet de domino, on observe aussi un regain de tension sur les taux en Irlande et en Espagne, mais pas du tout de la même ampleur qu’en Italie.

La tension sur les taux en Irlande est la conséquence des discussions sur le Brexit. Et Theresa May est à Bruxelles pour rencontrer Juncker et encore discuter d’un certain nombre de points dont la commerce, la pêche et Gibraltar.

Et c’est d’ailleurs sur ce dernier point que les tensions sur les taux en Espagne se sont accentuées, car le gouvernement espagnol veut négocier directement l’avenir de Gibraltar et pas que cela soit repris dans l’accord sur le Brexit.

Mais les autres pays ne veulent pas rouvrir la boite de Pandore et remettre sur la table les 600 pages longuement et ardument négociées.

Ces prochains jours, la Commission va devoir négocier avec Theresa May sans remettre en cause l’accord, et aussi donner son avis sur le budget italien et peut être proposer des sanctions vu l’absence de volonté des italiens.

Bruxelles sera vraiment the place to be mais le ciel est bien gris.

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