En route pour sa réélection !

Posté le 7 novembre 2018
New York, NY USA - May 3, 2016: Donald Trump delivers victory speech after winning Indiana primary of Republican party for presidential nominee at Trump Tower

New York, NY USA – May 3, 2016: Donald Trump delivers victory speech after winning Indiana primary of Republican party for presidential nominee at Trump Tower

Trump a « gagné » et le revendique haut et fort, même s’il a perdu la majorité à la Chambre des représentants.

Victoire de Trump !

C’est une victoire à la Pyrrhus, car s’il a consolidé le pouvoir des républicains au Sénat, il a perdu donc la Chambre des représentants. Mais il peut se targuer d’avoir empêché qu’une vague bleue n’envahisse les deux chambres et surtout il assure sa crédibilité pour se représenter en 2020.

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Et même si ces deux prochaines années vont être compliquées et marquées sans doute par des tensions, Trump a malgré tout un boulevard devant lui car personne chez les démocrates n’a réellement émergé après ces élections.

Mais ce résultat ne devrait en rien empêcher Trump de poursuivre son combat sur un rééquilibrage des échanges avec la Chine, mais par contre il aura beaucoup plus de mal à pouvoir faire passer une nouvelle réforme fiscale.

Les premières réactions dans les marchés financiers sont une petite baisse du dollar, un statu quo sur les taux et une légère hausse des bourses, mais le tout marqué d’une grande prudence.

Car rien ne dit que Trump ne va pas encore plus accentuer le repli sur soi et être plus provocant en vue des élections présidentielles.

Craintes au Japon

Après un deuxième trimestre qui avait démenti les prévisions pessimistes, la croissance au Japon devrait reculer nettement au troisième trimestre et le quatrième ne s’annonce pas mieux.

Le chiffre du PIB est attendu le 14 novembre, et selon les prévisions, la croissance devrait reculer de -0.3% pour le troisième trimestre. Ce qui interpelle déjà c’est que le relais de la croissance par la consommation intérieure ne fonctionne plus.

Il ressort en effet que le salaire réel a diminué en septembre ce qui avait déjà été le cas au mois d’août. En effet, après un recul de -0.7%, il a baissé de -0.4%, ce qui va peser sur la consommation alors même que les exportations sont impactées négativement par les tensions commerciales.

Et ce chiffre étonne d’autant plus vu le resserrement du marché du travail. Ce qui explique aussi pourquoi l’inflation demeure très éloignée de l’objectif de la BOJ.

Et ce n’est donc pas sans raison que la BOJ a confirmé sa politique monétaire ultra accommodante comme l’a encore souligné son gouverneur, « ce que nous disons, c’est que, compte tenu de l’évolution récente des prix, nous ne réduirons pas pour l’instant notre puissant assouplissement monétaire « .

Bras de fer en Inde

Il se déroule pour le moment un bras de fer entre le gouvernement et le gouverneur de la banque centrale qui pourrait entrainer une démission de ce dernier lors de la réunion du 19 novembre prochain.

Il s’oppose au gouvernement et ne veut pas que les réserves excédentaires soient utilisées par ce dernier. C’est évidemment l’indépendance de la banque centrale qui est en jeu et une démission de son gouverneur pourrait être un énorme facteur de déstabilisation. Ce n’est pas la première fois que des tensions existent entre le gouvernement et le gouverneur de la banque centrale, mais le climat général est plus propice aujourd’hui avec des cas comme la Turquie et surtout Trump.

Comme le rappelait le prédécesseur du gouverneur actuel, Raghuram Rajan, « la RBI est un peu comme une ceinture de sécurité. « En tant que conducteur, le gouvernement a la possibilité de ne pas boucler sa ceinture de sécurité, mais bien sûr, si vous ne le faites pas, vous pouvez avoir un accident… ».

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