Ma part de fût

Posté le 29 octobre 2018

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C’est par une belle après-midi d’arrière-saison, alors qu’une lumière dorée comme les épis de l’orge se propageait dans la campagne, que je me suis rendu au Hameau de Goreux.

Mais pourquoi donc mes pas me portaient-ils vers ce lieu un peu nimbé de mystère et où d’ailleurs je n’étais pas le seul à me rendre ? Et que se cachait-il donc derrière les murs de cette ancienne ferme hesbinoise pour attirer tellement de monde ?

Une fois passé le porche, nous étions au cœur de la distillerie du Belgian Owl qui nous accueillait pour un week-end tout à fait particulier. Nous venions en effet chercher nos parts de fût.

La Belgique compte plusieurs whiskies, mais le Belgian Owl se distingue par sa localisation et surtout par sa philosophie. En effet, l’objectif poursuivi par Etienne Bouillon, Maître Distillateur, en créant sa distillerie, était de valoriser l’agriculture locale tout en travaillant sur base d’une approche raisonnée, et l’utilisation de l’eau de la région accentue encore plus le caractère éthique et local de cette production.

Cependant, l’histoire ne s’arrête pas là, car Etienne Bouillon est un rêveur mais doté aussi d’une énergie et d’une volonté pour faire aboutir son projet. Ainsi, après quelques années d’existence, il a réussi à acheter de vieux alambics d’une ancienne distillerie écossaise (voir photo), et le projet a alors pris son envol.

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Et c’est donc pour aller chercher mes parts de fût du whisky distillé par ces fameux alambics et surtout vieillis pendant 5 ans en fût de chêne américain ayant contenu du bourbon, que je me trouvais là. Nous étions d’ailleurs tous là pour la même raison, car nous étions propriétaires depuis 2 ans d’une partie de fût (voir photo).

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Notre présence était encore motivée par la dégustation des différents fûts mais aussi pour venir contempler les 7 barriques qui, jusqu’il y a peu encore, avaient contenu le divin breuvage (voir photo).

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Difficile de rester objectif, mais franchement « mon » whisky provenant du fût numéro 44 était le meilleur. Il a un nez très doux, un peu comme un sauternes, que l’on retrouve en bouche avec une douce touche vanillée. Ce whisky, véritable single malt, est soyeux et tout en finesse, bref un parfait ambassadeur de la distillerie.

Et l’aventure ne s’arrête pas là, car on peut aussi maintenant prendre sa part d’Eternity en souscrivant pour des vieillissements à 8 ou 10 ans.

N’hésitez donc pas, si vos pas vous mènent dans la région à faire une visite des lieux pour tout connaître des secrets de la distillation, et à vous arrêter un instant dans ce lieu un peu hors du temps où dors ce précieux nectar, car comme l’a écrit Georges Bernard Shaw : « Le whisky est un rayon de soleil liquide »  https://belgianwhisky.com/visite

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi soutenir une jeune navigatrice en participant au projet « Un whisky sur la Route du Rhum ».  https://crowdin.be/projet-crowdfunding/belgianowl-routedurhum

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