L’économie américaine tourne à plein régime

Posté le 17 octobre 2018

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Les indicateurs économiques aux Etats-Unis continuent de rassurer les investisseurs sur la très bonne tenue de l’économie américaine, ce qui a aussi porté la bourse américaine (ainsi que les résultats des sociétés).

Indicateurs économiques

La production industrielle aux Etats-Unis a progressé de 0.3% après une hausse de 0.4% le mois passé.

Après une hausse annuelle de 5.3% au deuxième trimestre, elle décélère cependant un peu à 3.3% sous l’effet combiné de la hausse du dollar et du ralentissement de la croissance mondiale, deux éléments qui ont pesé sur les exportations.

Par contre, les utilisations des capacités industrielles ont légèrement progressé à 78.1% contre 78%, ce qui, combiné au chiffre de la production industrielle montre la fermeté de l’économie américaine.

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Pour autant, après une croissance de 4.2% en taux annualisés au deuxième trimestre, la croissance américaine devrait légèrement revenir à 3%, selon les prévisions, mais cela reste évidemment un excellent chiffre.

Des indicateurs aussi positifs ne peuvent que soutenir les taux longs américains, mais aussi, comme déjà souligné, parce que les besoins du Trésor américain ont augmenté avec l’aggravation du déficit.

Et c’est pour cette raison que l’on est particulièrement attentif aux flux touchant les treasury. Or force est de constater, voir le graphique, que les deux principaux détenteurs étrangers de dette américaine ont réduit leurs encours. Sans vouloir en déduire des conclusions trop hâtives, il n’en demeure pas moins que cette petite désaffection tombe au plus mauvais moment et a contribué à la hausse des rendements.

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Maintenant, cette diminution des encours est aussi liée à la turbulence que nous avons connue sur les marchés émergents au mois d’août, et que pour défendre leurs devises, ces pays ont vendu des dollars et donc des treasury, ce qui est en particulier le cas pour la Chine.

Et comme on parle des taux aux Etats-Unis, et qu’il faut constater que les rendements obligataires restent bien accrochés sur le haut de leurs niveaux de ces dernières années, il faut souligner aussi que les investisseurs sont moins baissiers sur les taux américains.

Prix du pétrole soutenus

La conjonction des sanctions contre l’Iran, les tensions entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, la bonne tenue de l’économie américaine, et un recul des stocks de pétrole aux Etats-Unis expliquent que le prix du baril ne faiblit pas.

Ce qui est une mauvaise nouvelle et en particulier pour la Turquie, l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud (voir graphique), qui risquent d’être confronté, avec cette hausse du prix du baril, à une aggravation de leurs déficits et une hausse de l’inflation.

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Or une aggravation de leur déficit extérieur risque d’encore affaiblir leurs devises et donc accentuer la hausse de l’inflation et donc peser sur leurs économies.

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