Compliqué de rester serein

Posté le 23 juillet 2018
Business Team Investment Entrepreneur Trading Concept

Business Team Investment Entrepreneur Trading Concept

Rejet du plan britannique, tension verbale entre les États-Unis et l’Iran, critique de la FED, et j’en passe, décidément rien ne nous sera épargné.

La BOJ se cherche

La BOJ cherche désespérément le moyen de créer de l’inflation et pourrait changer sa politique pour y arriver. Mais les possibilités se réduisent, car la BOJ a pratiquement tout essayé, sans succès.

Son programme de rachat d’actifs pose beaucoup de questions, surtout ses rachats d’actions qui faussent totalement le marché.

Mais certains pensent qu’elle pourrait de nouveau acheter des obligations à 10 ans pour autant que le rendement revienne autour des 0.10 %, ce qui explique le mouvement sur les taux comme l’illustre le graphique.

graphe20180723

Être crédible

La banque centrale turque va devoir montrer qu’elle est toujours indépendante et va devoir montrer aussi qu’elle est crédible lors de sa réunion du 24 juillet.

Compte tenu d’une inflation à 15.4 %, et de la chute de sa devise, elle devrait en toute logique augmenter les taux. Une hausse des taux comprise entre 100 et 125 bp est le minimum attendu par le marché.

Cette hausse sera cependant insuffisante pour inverser la forme de la courbe qui se caractérise par des taux courts plus élevés que les taux longs comme le montre le graphique avec le rendement du 2 ans en bleu et en mauve le rendement du 10 ans.

graphe20180723a

Cette hausse de taux sera donc un double signal si elle a bien lieu et pourrait alors rassurer les investisseurs.

La FED se tait

Que peut-elle faire d’autre que de se taire après les accusations à peine voilées de Trump sur sa politique de hausse des taux.

Ce dernier a réitéré ses remarques et son mécontentement alors même que la FED n’est pas responsable des décisions de la BCE et de la BOJ. Mais les propos de Trump montrent une nouvelle fois qu’il n’entend rien à l’économie et que seule l’application de son programme importe et rien d’autre.

Et le recul du yuan provoque une certaine irritation de l’administration américaine, car il vient évidemment annuler en partie la mise en place des tarifs douaniers.

Et il n’est pas exclu que la Chine soit accusée dans les prochaines semaines de manipuler sa devise.

Aucune avancée

Le Brexit devient une arlésienne et la position de Theresa May de plus en plus intenable.

Alors que son plan est rejeté par son électorat, et que Boris Johnson voit sa position renforcée dans les sondages, l’UE rejette aussi son plan. Et le nouveau ministre du Brexit, Dominic Raab, a utilisé la même menace que précédemment, à savoir de refuser de payer la facture du divorce (39 milliards de sterling) s’il n’y avait pas d’accord avec l’UE.

Alors même que ce point avait l’objet d’un accord de la part de May et ne pouvait pas être remis en cause. Nous sommes donc revenus au point de départ alors que le temps presse.

Perspectives positives

S&P a décidé de faire passer les perspectives de « stables » à « positives » pour le rating de la Grèce, ce qui laisse augurer d’une hausse du rating dans les prochains mois.

S&P table sur une croissance comprise entre 2 et 2.5 % pour les trois prochaines années et se réjouit de la stabilité politique retrouvée, qui devrait permettre à la Grèce de se voir sa situation s’améliorer.

tableaux20180723