Le pic en Belgique est bien derrière nous

Posté le 8 juin 2018

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Le Bureau du Plan a corroboré notre révision de la croissance pour la Belgique en 2018.

Révision de la croissance

Le Bureau du Plan a donc revu à la baisse ses prévisions et table désormais sur un taux de croissance de 1.6% en 2018 au lieu de 1.8% lors de la précédente estimation. En 2019, la croissance devrait rester stable à 1.6%.

Il justifie cette révision par deux facteurs que nous mettions en avant lors de notre révision, à savoir l’impact de la hausse du prix du baril et une moindre croissance des exportations.

Les créations d’emploi qui s’élevaient en moyenne pour 2016 et 2017 à 123.000, devraient être légèrement inférieures pour les années 2018 et 2019 et s’élèveraient à 106.000.

Après un premier trimestre décevant avec une croissance de 0.3%, le Bureau du Plan se montre légèrement plus optimiste pour le second trimestre et table sur une croissance de 0.5%.

Il n’empêche que ce recul de la croissance est une mauvaise nouvelle pour le gouvernement et cela va avoir un impact négatif pour le conclave budgétaire de l’été.

Bien décidée

La banque centrale de Turquie a vraiment décidé d’agir et ne pas/plus se laisser dicter sa conduite par le pouvoir politique. Après une hausse de 3% de son taux directeur, elle a procédé à une nouvelle hausse de 1.25% pour le porter à 17.75%.

De plus, elle avait décidé, il y a quelques jours, de simplifier sa structure en ayant un seul et unique taux de référence.

Il faut dire que la hausse de l’inflation à 12.15% au mois de mai ne lui laissait plus beaucoup de latitude et qu’une nouvelle hausse des taux était indispensable vu la reprise de la baisse de la livre turque (voir graphique de la parité en USD/TRY).

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Et elle semble bien décidée à encore agir si nécessaire pour contrer la hausse de l’inflation même si les craintes d’une mainmise du pouvoir politique vont encore un peu plus s’accentuer après les élections du 24 juin.

Exportations solides

La Chine continue d’afficher une croissance solide de ses exportations, qui ont progressé, en chiffres annuels, de 12.6% contre 12.9% le mois précédent. Et les importations ne sont pas en reste avec une hausse de 26% contre 21.5% le mois précédent.

Ces deux chiffres confirment la robustesse de l’économie chinoise et montrent aussi que les tensions commerciales n’ont nullement pesé sur l’activité, même si un ralentissement devrait s’observer les prochains mois.

Mais évidemment la hausse du surplus commercial avec les Etats-Unis, qui est passé de 22.15 milliards de dollars à 24.58 milliards de dollars ne va pas faciliter les discussions et les tensions commerciales.

Zone de turbulence

Nous risquons fort de connaitre une forte zone de turbulence avec un reflux des investisseurs vers les actifs sûrs avec la tenue d’un G6+1, comme on le surnomme déjà, mais également le sommet Etats-Unis – Corée du Nord le 12 juin et les réunions des banques centrales (le 14 juin pour la BCE et les 12 et 13 juin pour la FED).

Nous allons subir pas mal de volatilité la semaine prochaine, une très grande prudence des investisseurs, et la poursuite de la pression sur les devises des pays émergents. En particulier, en dehors de la Turquie, il faut épingler le recul du rand sud-africain, du peso mexicain et du réal brésilien (avec comme illustration le réal brésilien par rapport au dollar).

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