Perte de dynamisme

Posté le 6 mars 2018
A person checking stock market data on a mobile device.

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Aux échecs, pour surprendre leurs adversaires, certains tentent le tout pour le tout et pratiquent la stratégie du fou.

Rassurés .. provisoirement

Et donc les marchés boursiers se sont rassurés en estimant que Trump n’irait pas au bout de sa stratégie du fou et qu’il ferait preuve de discernement.

Retour donc vers les fondamentaux et les indices ISM aux États-Unis demeurent solides et proches de leur niveau d’avant la crise (voir graphique), ce qui devrait confirmer la solidité de la croissance américaine.

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Perte d’un peu de dynamisme

En revanche, en zone euro, les indices montrent une certaine perte de dynamisme et l’émergence d’un petit doute.

D’abord, l’indice Sentix, qui mesure le moral des investisseurs en zone euro a reculé, comme le montre le graphique, sous l’effet de l’annonce de Trump et malgré tout aussi des incertitudes politiques en Europe.

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Car, même si la réaction des marchés a été extrêmement modérée, les deux partis qui ont remporté les élections en Italie sont deux partis antieuropéens.

Les indices PMI en zone euro ne disent pas autre chose et marquent également le pas, preuve d’une certaine perte de dynamisme.

Ainsi, l’indice PMI composite a reculé à 57.1 contre 58.8, gardant donc un niveau très élevé, mais moins dynamique.

En Allemagne, cet indice a reculé à 57.6 contre 59, mais pourrait trouver un second souffle après l’accord du SPD ce week-end pour former un gouvernement. La croissance ne devrait pas faiblir en tout cas en Allemagne en 2018.

En France, même recul de cet indice à 57.4 contre 59.2, mais le secteur des services reste très soutenu et devrait aider à consolider la reprise.

L’Italie, qui a vu son indice reculer à 56 contre 59, pose évidemment beaucoup plus de questions, et un blocage politique pourrait se révéler très dommageable pour l’économie. Nous sommes clairement rentrés dans une période d’incertitude totale.

L’Espagne se démarque avec un indice PMI des services qui a encore progressé et qui s’affiche à 57.3 contre 56.9.

En Australie aussi

La banque centrale a décidé de laisser son taux directeur inchangé à 1.50 %, sans surprise, mais elle s’est montrée un peu moins optimiste pour la croissance en 2018.

Même si elle table sur une croissance en 2018 supérieure à celle de 2017, elle ne fait plus référence à une croissance supérieure à 3 % dans son communiqué. Compte tenu de la faiblesse de la consommation intérieure, conséquence de la faible hausse des salaires, une croissance de 0.5 % pour le quatrième trimestre serait plus conforme.

Si ce chiffre est confirmé demain, cela signifie que la banque centrale d’Australie n’augmentera pas ses taux avant 2019.

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