La croissance mondiale pénalise le dollar

Posté le 2 février 2018
Finance and banking concept. Euro coins and us dollar banknote close-up. Abstract image of Financial system with selective focus, toned, double exposure.

Finance and banking concept. Euro coins and us dollar banknote close-up. Abstract image of Financial system with selective focus, toned, double exposure.

Le dollar continue de s’affaiblir avec la conjonction d’un renforcement de la croissance dans les autres parties du monde et dans les marchés émergents et un resserrement de la divergence entre les banques centrales.

Et si l’on ajoute à cela une politique intérieure qui affiche ses divisons et un monde politique qui peine à trouver un terrain d’entente, on ne peut que comprendre pourquoi le dollar continue de s’affaiblir.

Et la hausse des taux aux États-Unis n’enraye en rien cette baisse du dollar, car cette hausse est généralisée comme le montre le graphique du rendement du treasury 10 ans et du bund 10 ans.

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Hausse de taux

Troisième hausse de taux depuis août 2017 de la part de la banque centrale de Tchéquie de 0.25 % pour le porter à 0.75 %.

Et certainement pas la dernière cette année, même si la croissance devait légèrement ralentir par rapport aux 4.4 % réalisés en 2017.

La couronne tchèque, qui s’était déjà sensiblement renforcée par rapport à l’euro, comme l’illustre le graphique, devrait encore se renforcer cette année suite à ces perspectives de hausse de taux.

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A contrario de la zone euro, la République tchèque affiche de la croissance avec de l’inflation, ce qui explique la hausse des taux depuis le mois d’août. Pour 2017, l’inflation devrait être de 2.5 %, et selon les prévisions, elle devrait légèrement revenir à 2.2 % en 2018 et à 2 % en 2019.

Amélioration de l’économie

Inutile de le repréciser encore, mais le contexte économique s’améliore, mais surtout il s’améliore presque partout.

Si l’on prend le cas de la Grèce, les signes encourageants ne trompent pas. Ainsi, l’indice PMI manufacturier a bondi à 55.2 contre 53.1, soit son niveau le plus élevé depuis 2007.

Cet indice vient mettre en lumière la reprise de la croissance qui est de 1.3 % en chiffre annuel et une amélioration du marché de l’emploi.

Ces chiffres vont évidemment aider la Grèce à placer une nouvelle émission obligataire à 7 ans et ainsi profiter de la baisse des taux (voir graphique) alors qu’elle se prépare à sortir de son plan de sauvetage. Même si son taux d’endettement par rapport au PIB surclasse allégrement tous les autres pays de la zone euro.

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La Russie aussi a connu et connait une amélioration de son économie même si le chiffre de croissance pour 2017 est légèrement en deçà des attentes. Après deux années de récession, l’économie russe a connu une croissance de 1.5 % en 2017.

Ce chiffre est donc en dessous des estimations du gouvernement qui tablait sur un taux de 2 %, suite à une forte contraction de la production industrielle en fin d’année.

Pour 2018, le consensus table sur une croissance de 1.9 %, et encore une légère baisse de taux par la banque centrale.

Preuve de ce renforcement de la croissance dans les pays émergents, la production industrielle au Brésil a progressé de 2.8 % de décembre à novembre, soit un taux annuel de 2.5 %.

Après 4 ans de crise, l’économie brésilienne pourrait bien renouer avec des taux de croissance plus conformes à ses capacités.

Chiffres du chômage

En attendant, et cela pourrait encore entretenir la hausse des taux, les chiffres du chômage aux États-Unis sont attendus cet après-midi.

Le taux de chômage devrait rester inchangé à 4.1 %, soit son niveau le plus bas depuis 17 ans. Les créations d’emploi devraient rester sur leur lancée avec 180.000 créations.

Et surtout, le salaire horaire moyen devrait augmenter de 0.3 %, soit un taux annuel de 2.6 % contre 2.5 %.

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