L’année se termine sur des notes positives

Posté le 29 novembre 2017

silhouette of high construction site cranes at sunrise near Amsterdam, The Netherlands

L’économie américaine devrait mieux terminer l’année qu’elle ne l’a commencée.

Révision de la croissance

Pour preuve, le taux de croissance au troisième trimestre devrait être revu à la hausse à 3.2 % contre 3 %, avec une révision à la hausse des dépenses des ménages.

Mais ce chiffre est évidemment du passé, alors que des indicateurs plus tangibles démontrent cette amélioration.

Ainsi, comme l’illustre le graphique, l’indice de confiance des consommateurs a encore progressé à 129.5, soit son niveau le plus élevé depuis 17 ans.

graphe20171129

Un autre indicateur est venu confirmer la bonne tenue du marché immobilier, à savoir l’indice Case Shiller. Cet indice, qui mesure l’évolution du prix des maisons dans les 20 plus grandes villes américaines, a progressé à 6.2 % contre 5.8 %, comme le montre le graphique.

graphe20171129a

Cette combinaison d’une hausse des prix de l’immobilier et de la confiance des consommateurs ne peut être que favorable à la consommation et donc à la croissance.

Autre élément rassurant, l’audition de Powell devant le Sénat ne devrait pas poser de problème et surtout il a confirmé la volonté de poursuivre le processus de hausse graduelle des taux, et de réduction de la taille du bilan de la FED. Mais aussi il estime le secteur bancaire suffisamment solide ce qui permettra de légèrement assouplir la règlementation financière.

Deux éléments viennent gâcher un peu ce beau tableau, le nouveau tir de missile par la Corée du Nord et l’incertitude concernant la réforme fiscale qui pourrait ne pas aboutir avant la fin de l’année.

Bons indicateurs en zone euro

Ce n’est évidemment plus une surprise, car on accumule les bonnes nouvelles depuis des mois, mais deux indices ont encore renforcé le scénario positif.

Un premier devrait être la légère hausse attendue de l’inflation en Allemagne qui pourrait passer de 1.50 % à 1.70 %.

Mais surtout, le deuxième indicateur est la hausse des crédits aux entreprises dans la zone euro. Selon le dernier rapport de la BCE, ces crédits ont augmenté de 2.9 % en chiffres annuels contre 2.4 % en septembre.

Ce signal est un signal fort, mais pas encore suffisant pour accélérer la croissance. L’OCDE dans ses dernières prévisions ne dit pas autre chose et estime que les investissements ne sont pas assez conséquents pour assurer une croissance sur le long terme.

L’OCDE constate que « les mesures structurelles et budgétaires doivent viser en priorité à renforcer le potentiel à long terme à mesure que les instruments de politique monétaire seront moins sollicités pour soutenir l’activité. Les pays devraient mettre en œuvre des trains de réformes propres à mobiliser le secteur privé au service de la productivité, de la hausse des salaires et d’une croissance plus inclusive ».

Pour l’économie mondiale, l’OCDE table sur une croissance de 3.6 % en 2017, de 3.7 % en 2018 et de 3.6 % en 2019. Pour la zone euro elle prévoit 2.4 % cette année, et 2.1 % en 2018 et pour les États-Unis, 2.2 % cette année et 2.5 % en 2018 avant de redescendre à 2.1 % en 2019.

Accord pour le Brexit

Le sommet européen du 14 et 15 décembre prochain pourrait entériner l’avancée des discussions après que l’UE et la Grande-Bretagne soient arrivées à un accord sur la facture de sortie.

Il semblerait en effet que les deux parties soient arrivées à un accord pour une facture, qui tournerait entre 45 et 55 milliards d’euros, et qui devrait être affinée dans les prochaines semaines.

Demeure encore la question délicate de la future frontière en Irlande et le sort des expatriés, mais les avancées sont importantes et un vent d’optimisme marque les discussions.

tableaux20171129