Nouvelles tensions sur le sterling

Posté le 13 novembre 2017
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Il ne faut pas exclure une nouvelle phase de tension sur le sterling dans les prochaines semaines.

Tension sur le sterling

D’une part, parce que les négociations avec l’UE s’enlisent et que le clash n’est plus une simple hypothèse de travail, mais un scénario qui est aujourd’hui envisagé.

Lors du prochain sommet européen en décembre, les pays de l’UE doivent donner leur accord pour passer à la deuxième phase des discussions.

Mais, comme jusqu’à présent, la première phase des discussions patine et que finalement l’UE ne sait toujours pas combien la Grande-Bretagne est prête à payer pour solder ses engagements, l’impasse est totale et la deuxième phase inenvisageable.

D’autre part, parce que la position de Theresa May est de plus en plus intenable. La semaine passée, elle a dû se défaire de deux de ses ministres impliqués, l’un dans une affaire de harcèlement, et l’autre dans une affaire diplomatique, et alors que l’attitude de son ministre des affaires étrangères pose question. Mais sa position pourrait encore plus se fragiliser après l’annonce ce week-end que 40 membres de son parti sont prêts à signer une lettre pour demander son départ.

Hausse des taux

La hausse des taux de la part de la FED lors de sa réunion du 12 et 13 décembre est déjà totalement acquise et anticipée par les marchés comme le montre l’évolution du rendement du treasury 2 ans.

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Même si l’inflation n’est pas au rendez-vous, elle devrait se manifester à l’avenir selon Patrick Harker, président de la FED de Philadelphia. Avec un taux de chômage qui devrait passer selon lui, sous les 4 % en 2018, cela devrait entrainer des pressions à la hausse sur les salaires et donc une hausse de l’inflation.

Il est donc favorable à trois hausses de taux en 2018 ensuite et estime qu’alors la politique monétaire pourrait atteindre ce qu’on appelle une position neutre.

Mais pour autant, le dollar n’a pas profité de cette poursuite de la hausse des rendements obligataires. D’une part, parce que la hausse se concentre essentiellement sur la partie courte de la courbe, et d’autre part parce que le doute sur un accord sur la réforme fiscale s’installe.

Encore un signal positif, mais …

Au Japon, les indicateurs positifs s’accumulent avec comme dernier en date une hausse de 3.4 % contre 3 % de l’indice des prix à la production sur un an. Ce chiffre confirme que le Japon sort de l’ornière de la déflation, même si le chemin est encore délicat.

Car les entreprises sont bien décidées à augmenter leurs investissements, mais, elles n’entendent pas vouloir augmenter les salaires.

Le pouvoir d’achat des ménages japonais risque donc de baisser dans les prochains mois si l’inflation repart à la hausse.

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