Jouer à se faire peur

Posté le 31 octobre 2017

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La période est propice à jouer à se faire peur et même les indicateurs économiques ont décidé de jouer à ce jeu-là aussi.

Jouer à se faire peur

L’indice PMI manufacturier en Chine a reculé à 51.6 contre 52.4, et il s’agit de l’indice officiel qui a plutôt tendance à embellir la situation. Celui des services s’affiche aussi en recul à 54.3 contre 55.4.

Ce recul de l’indice manufacturier est la conséquence de mesures prises par les autorités pour limiter la pollution et qui ont par conséquent pesé sur la production.

Mais les sous-indices mettent en évidence un ralentissement des commandes et une moindre demande à l’exportation, ce qui laisse penser que la croissance au quatrième trimestre devrait un peu ralentir.

Au Japon, la production industrielle a reculé de -1.1 % en grande partie à cause d’un recul de la demande émanant de Chine, comme quoi tout se tient.

Les dépenses de consommation au Japon ont reculé de -0.3 %, preuve que la hausse des salaires ne suit pas malgré un taux de chômage historiquement bas à 2.8 %.

La Belgique est la risée de l’Europe et le gouvernement belge pourrait tomber sur une affaire intérieure de l’Espagne alors que la croissance belge se montre bien en deçà de la moyenne européenne.

La croissance en Belgique a été de 0.3 % au troisième trimestre après un taux révisé à 0.5 % au deuxième trimestre. Ce chiffre est largement en dessous de la croissance en zone euro qui est attendue à 0.5 % contre 0.6 %. Soit en taux annualisés, la croissance en Belgique est de 1.70 % et de 2.40 % en zone euro.

Mais ce n’est qu’un jeu

Car une croissance de 0.5 % en zone euro au troisième trimestre est un excellent chiffre, même l’inflation de base est attendue stable à 1.10 %. Mais cela conforte évidemment la décision de la BCE de prolonger son programme de rachat vu cette absence de hausse de l’inflation.

Cette stabilité de l’inflation s’observe également aux États-Unis avec un indice core PCE stable à 1.3 %, soit loin de l’objectif des 2 % de la FED.

Et cela malgré une hausse de 1 % des dépenses de consommation, hausse qui est la plus importante depuis 2009.

Comme le montre le graphique, l’indice de confiance de la Commission européenne continue de progresser et s’affiche à son niveau le plus élevé depuis pratiquement 17 ans. Les tensions politiques n’ont strictement aucun effet sur le sentiment économique et la croissance au quatrième trimestre devrait rester dans la même veine.

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Les ventes de détail en Allemagne ont progressé de 0.5 %, soit sur un an elles affichent une hausse de 4.1 %. Ce chiffre très volatile n’en demeure pas moins très significatif de la bonne tenue de la croissance de l’économie allemande.

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