Il n’a pas déçu

Posté le 27 octobre 2017
euro invest concept

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La tonalité accommodante des propos de Mario Draghi a ravi les bourses européennes.

Prolongation du programme

Rien de neuf par rapport aux prévisions dans les décisions de la BCE et pourtant l’euro a, comme je l’avais écrit hier, nettement reculé par rapport au dollar comme le montre le graphique.

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Car l’annonce de la prolongation du programme de rachat, combiné à l’annonce également que la BCE se laissait la latitude d’augmenter le montant ou prolonger la durée a, certes, ravi les marchés boursiers, mais pesé sur l’euro.

Et ces éléments combinés au fait que la BCE a annoncé qu’elle allait renouveler les obligations arrivant à échéance en 2018 ont pesé sur les rendements obligataires.

Conséquence, le différentiel de taux (en mauve sur le graphique) entre l’obligation américaine et l’obligation allemande à 2 ans s’est sensiblement élargi ce qui explique très clairement le recul de l’euro (repris en bleu sur le graphique).

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L’écart s’est élargi aussi parce que les taux aux États-Unis se sont légèrement tendus, car Yellen serait hors course et que dans les deux prétendants à la présidence de la FED, il y en a qui est particulièrement agressif sur les taux.

Le message de Mario Draghi teinté d’un optimisme modéré a cependant clairement laissé entendre que la BCE ne baisserait pas la garde de sitôt et il a en tout cas réussi le pari de ne pas brusquer les marchés et de faire reculer l’euro.

Les chiffres sur l’octroi des crédits en zone euro ont confirmé la très bonne tenue de l’économie avec une hausse très significative de ces crédits observée à la suite du lancement du programme de rachat de la BCE en mars 2015 (voir graphique). En chiffre annuel, la croissance des crédits aux entreprises a été de 2.5 % contre 2.4 %.

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Consolidation

Même si cela peut sembler anecdotique, le simple faite que l’inflation au Japon se confirme, certes à un niveau encore très faible, est déjà un grand pas en avant.

Le taux d’inflation s’est en effet inscrit stable à 0.7 % et le taux d’inflation hors alimentation et énergie inchangé à 0.2 %, loin des objectifs de la BOJ mais en territoire positif.

Ces chiffres vont donc conforter la BOJ dans le maintien de sa politique extrêmement accommodante et le Nikkei profite pleinement de cette perspective.

PIB aux États-Unis

La première estimation du PIB au troisième trimestre aux États-Unis reflètera-t-elle la réalité ? Ce trimestre, marqué par les ouragans, est logiquement attendu en recul 2.5 % contre 3.1 % en chiffre annuel. Ce qui est encore un recul très faible.

Une certaine prudence s’impose donc par rapport à ces prévisions qui pourraient être trop optimistes, tout comme pour les discussions sur le budget qui sont loin d’être abouties.

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