L’inflation faible n’empêchera plus la hausse des taux

Posté le 12 octobre 2017
Modern city buildings with a stock exchange board in the background

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Détente sur les taux d’intérêt espagnols et sur les spreads en Europe, et légère hausse de l’euro.

Détente sur les taux

Comme le montre le graphique, le rendement de l’obligation espagnole à 10 ans est légèrement retombé même si la tension observée depuis le début du mois de septembre n’est pas totalement levée.

graphe20171012

Par contre, le Portugal a profité de l’amélioration de son rating pour emprunter à bon compte à 10 ans à 2.327 % contre un taux de 2.785 % précédemment.

Comme manifestement l’extension du programme de rachat d’actifs par la BCE est le scénario le plus probable, cette période demeure donc toujours intéressante pour permettre aux États d’emprunter à de bonnes conditions.

Suivre l’inflation ou pas ?

La faiblesse de l’inflation demeure une interrogation permanente avec des facteurs multiples pour l’expliquer comme je l’ai écrit il y a quelques jours https://blogs.cbc.be/bernardkeppenne/2017/10/04/pourquoi-linflation-fait-elle-la-sourde-oreille/. Et pour alimenter la réflexion, je vous incite à lire l’article de Jean-Marc Vittori sur « Percer enfin le mystère de l’inflation ».https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/030660223274-percer-enfin-le-mystere-de-linflation-2119655.php

Mais clairement les banques centrales se posent des questions sur cette faiblesse de l’inflation, mais commencent peut-être aussi tout à doucement à s’en détacher.

Alors que les minutes de la dernière réunion de la FED montrent les atermoiements de certains par rapport à la faiblesse de l’inflation, pour d’autres au contraire, la hausse des taux doit intervenir en dehors de toute référence à l’inflation.

Et la question qui surgit dès lors dans ce contexte est de savoir si les banques centrales ne doivent pas plutôt se focaliser sur les bulles « inflationnistes » que l’on observe sur les actifs financiers et sur l’immobilier.

En un mot, les banques centrales ne sont-elles pas, mais surtout la BOJ, la BCE et en partie la FED, responsables, en laissant leur taux bas durant une trop longue période, de ces bulles sur l’immobilier qui, quand elles éclatent, entrainent des phases de récession.

Révisions à la hausse

Le gouvernement allemand a revu à la hausse ses prévisions de croissance.

Pour 2017, il table désormais sur une croissance de 2 % contre 1.5 % précédemment et de 1.9 % contre 1.6 % pour 2018.

Ce chiffre pour 2017 est le plus élevé depuis 2011, et est surtout la résultante d’une forte demande intérieure à l’inverse des années précédentes.

Pour autant, ces prévisions ne vont pas accélérer les discussions pour la formation d’un nouveau gouvernement, discussions qui ne devraient pas aboutir avant le début de l’année prochaine.

tableaux20171012