La reflation dans le radar des investisseurs

Posté le 28 septembre 2017
Financial data on a monitor,Stock market data on LED display concept

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Les propos de Janet Yellen ont porté le dollar et les taux américains, et doivent se comprendre dans la perspective d’une possibilité de « Trumpflation » … enfin je veux dire de « reflation ».

Annonces très attendues

C’est en principe aujourd’hui que Trump devrait annoncer sa grande réforme fiscale tellement attendue.

Ce plan devrait réduire les taxes pour les ménages, mais également pour les entreprises avec pour ces dernières un taux qui pourrait être ramené à 20 % contre 35 %.

Mais ces mesures vont creuser le déficit, car le plan proposé n’intègre pas des économies et aura donc bien du mal à passer en l’état au Congrès.

Et compte tenu de cette réticence, le retour de la reflation tient peut-être plus aux propos de Janet Yellen même si elle a été prudente sur le front de l’inflation.

En tout cas, le dollar s’est encore un peu plus renforcé par rapport à l’euro avec un niveau de 1.1730. Il faut dire aussi que des rumeurs insistantes évoquent le départ de Schaeuble de son poste de ministre des Finances dans le nouveau gouvernement.

En effet, Wolfgang Schaeuble est un pilier depuis toujours dans les gouvernements de Merkel connu pour une « certaine » intransigeance et surtout une autorité naturelle. Ce départ possible a pesé légèrement sur l’euro et ouvre évidemment le poste du ministère des Finances aux libéraux qui lorgnent ce poste stratégique.

Hausse des taux

La hausse des taux aux États-Unis s’est poursuivie après les propos de Janet Yellen comme le montre le graphique de l’évolution du rendement du treasury 10 ans.

graphe20170928

Conséquence, deuxième graphique, le différentiel de taux entre le treasury 2 ans et le bund 2 ans s’est élargi comme le montre la courbe mauve, ce qui explique en partie le renforcement du dollar, courbe grise.

graphe20170928a

Cette hausse des taux longs doit se concevoir dans la logique d’une certaine normalisation des taux et affecte aussi les taux longs en Europe.

La perspective d’une hausse des taux et donc la hausse du dollar a comme conséquence d’exercer une certaine pression sur les devises des pays émergents ainsi que sur les bourses de ces pays.

La hausse de 1.7 % des commandes de biens durables aux États-Unis après une chute de -6.8 % en juillet a aussi contribué à rassurer les marchés. Même si ces commandes hors aviation affichent une progression de 0.9 % contre un taux de 1.1 % le mois passé.

tableaux20170928