Fort recul du PIB en Inde

Posté le 1 septembre 2017
Kolkata, India - January 13, 2013: Customers and traders of huge Mullik Ghat Flower Market on old indian street on January 13, 2013. More than 125 years old market has near 2000 sellers workers every day

Kolkata, India – January 13, 2013: Customers and traders of huge Mullik Ghat Flower Market on old indian street on January 13, 2013. More than 125 years old market has near 2000 sellers workers every day

Alors que la Chine affiche une croissance conforme aux attentes et que les indices PMI non officiels sont en ligne avec les officiels, l’Inde encaisse très mal les réformes du gouvernement.

Recul de la croissance

Le PIB pour le deuxième trimestre en Inde a, en effet, chuté à 5.7 %, soit son taux le plus faible depuis le premier trimestre 2014.

Comme l’indique le graphique, le facteur essentiel qui explique cette chute, alors que la croissance au premier trimestre était de 6.1 %, est la décision de démonétisation.

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Pour rappel, le gouvernement avait décidé d’une démonétisation des billets de 500 et 1.000 roupies, décision qui a provoqué une diminution spectaculaire des transactions pendant un temps faute de nouveaux billets en suffisance.

À cela est venue se rajouter la mise en place d’une nouvelle taxe sur les biens et les services, mais qui a été imposée dans une certaine confusion.

Il est évident que ce chiffre est très décevant, et va entrainer une révision à la baisse des taux de croissance pour cette année-ci et probablement l’année prochaine.

Hausse de la croissance

La croissance au Canada au deuxième trimestre a, par contre, été meilleure que prévu avec un taux de 4.5 % contre 3.7 % au premier trimestre. Il s’agit du meilleur taux de croissance depuis le troisième trimestre 2011.

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Le Canada affiche ainsi une forte croissance sur le début de l’année avec une croissance trimestrielle de 0.9 % au premier trimestre et de 1.1 % au deuxième, caracolant en tête des pays du G7.

La consommation intérieure continue de soutenir cette croissance et est l’élément essentiel qui explique cette croissance.

La perspective d’une hausse de taux est évidemment ressortie en hausse après ce chiffre, passant de 20.9 % à 37.8 % pour la réunion de septembre et de 72.4 % à 86.8 % pour celle d’octobre.

Cette perspective devrait encore soutenir le dollar canadien qui s’est déjà sensiblement renforcé par rapport au dollar comme le montre le graphique.

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Semaine cruciale pour la BCE

La semaine prochaine, la BCE se réunit dans un contexte très particulier. D’une part, parce que les spéculations vont bon train sur l’annonce d’un tapering. Et d’autre part, parce que la hausse de l’euro vient fortement contrecarrer les plans de la BCE et vient lui compliquer encore un peu plus la tâche.

Elle aura en tête un élément un rien rassurant, à savoir que cette hausse de l’euro n’a pas eu d’effet négatif sur l’inflation, bien au contraire.

L’inflation en zone euro se situe en effet à 1.5 % contre 1.3 %, et l’inflation de base est restée stable à 1.3 %.

Mais nous reviendrons la semaine prochaine sur cette réunion de la BCE, car nous allons nous focaliser aujourd’hui sur les chiffres du chômage aux États-Unis.

Chiffres aux États-Unis

Le taux de chômage est attendu sans surprise stable à 4.3 %, et les créations d’emploi devraient être de 180.000 contre 209.000. Ce chiffre de 180.000 est en ligne avec la moyenne de 184.000 créations par mois observé depuis le début de l’année.

Mais le chiffre principal est celui de la hausse du salaire horaire moyen qui devrait être de 0.2 % contre 0.3 %, soit en taux annuel une hausse de 2.6 % contre 2.5 %.

Si ces chiffres sont confirmés, on devrait garder la configuration d’une hausse de 0.25 % des taux de la part de la FED en décembre, et trois hausses de taux en 2018.

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