La fébrilité des devises se poursuit

Posté le 31 août 2017
Currency Skyscraper colored

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La pression sur le dollar s’est un peu relâchée après la publication d’indicateurs économiques positifs. Et aussi parce qu’à l’approche de la réunion de la BCE le 7 septembre, certains ont le sentiment que Mario Draghi pourrait siffler la fin de la hausse de l’euro.

Mais cette reprise du dollar demeure fragile, car la tempête Harvey va inéluctablement avoir un impact négatif sur la croissance au troisième trimestre, sur le marché de l’emploi à cause de l’arrêt d’un certain nombre d’entreprises et en particulier le secteur pétrolier, et un coût pour le secteur des assurances.

Mario Draghi aura aussi bien du mal à maitriser la hausse de l’euro, si l’inflation en zone euro se redresse alors même que l’on pouvait craindre une baisse de l’inflation sous l’effet de la hausse de l’euro.

Inflation en zone euro

L’inflation dans la zone euro, l’inflation de base, est en effet attendue en hausse à 1.3 % contre 1.2 % confirmant la tendance donnée par les chiffres d’inflation en Allemagne et en Espagne.

L’inflation en Allemagne a ainsi nettement progressé à 1.8 % contre 1.5 % pour l’inflation de base. Le mouvement pourrait s’auto-entretenir, car des hausses de salaire de 3.8 % en moyenne ont été négociées pour la seconde partie de l’année.

L’inflation en Espagne a augmenté à 2 %, et avec le chiffre en Allemagne, les prévisions sur l’inflation en zone euro se sont élargies jusqu’à aller à 1.5 %.

Indicateurs positifs aux États-Unis

Dans l’attente des chiffres du chômage demain, la publication du chiffre des créations d’emploi dans le secteur privé a apporté un souffle d’optimisme. Selon ADP, les créations d’emploi dans le secteur privé ont été de 237.000, et il a même revu à la hausse le chiffre du mois précédent à 201.000 contre 178.000.

Autre révision à la hausse, celle du PIB pour le deuxième trimestre aux États-Unis. Après une première estimation d’une croissance de 2.6 %, c’est finalement un taux de croissance de 3 % qu’a connu l’économie américaine.

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Il s’agit du meilleur taux trimestriel depuis le premier trimestre 2015, grâce à une nettement progression de la consommation intérieure. Cette dernière a augmenté de 3.3 % contre une première estimation à 2.8 %.

Cependant, cette hausse de la consommation n’a pas eu d’effet inflationniste et surtout elle s’est faite au détriment de l’épargne qui est passée de 3.9 % à 3.7 %, preuve que les salaires n’augmentent pas assez et jetant un doute sur la poursuite de la robustesse de la consommation.

La Chine résiste

Le ralentissement de l’économie chinoise est une réalité et une volonté affichée par les autorités, mais il pourrait finalement s’avérer moindre qu’attendu.

La hausse de l’indice PMI manufacturier à 51.7 contre 51.4 montre au contraire une économie qui devrait maintenir son rythme de croissance même si l’indice PMI des services s’est légèrement tassé.

Malgré la hausse des prix des matières premières, le secteur sidérurgique a connu une forte hausse de son activité et les dépenses d’infrastructures restent soutenues.

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