Pas d’inflation par les produits alimentaires

Posté le 11 juillet 2017
Aerial picture of a combine harvesting corn in North Dakota

Aerial picture of a combine harvesting corn in North Dakota

Si la faiblesse de l’inflation est une préoccupation pour la grande majorité des pays, quelques-uns sortent du lot, mais s’en passeraient bien.

Hausse de l’inflation

Je pourrais évidemment citer des pays comme le Venezuela, mais l’Égypte est aussi confrontée à une forte hausse de l’inflation, comme le montre le graphique.

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Cette hausse de l’inflation est la conséquence d’une augmentation de 50 % des prix de l’essence et de 42 % de l’électricité décidée par le gouvernement. Et encore cette mesure vient seulement d’être mise en œuvre et son impact dans l’économie se fera seulement ressentir dans les prochains mois. Selon les estimations, l’inflation pourrait grimper aux alentours des 35 %.

Cette décision est motivée par une demande du FMI, qui a prêté 12 milliards de dollars, de réduire les subsides et d’augmenter les taxes.

Pas de hausse des prix alimentaires

L’Égypte, qui importe énormément de blé, ne devrait par contre pas être confrontée à une flambée des prix des produits alimentaires.

C’est en tout cas ce qui ressort des dernières perspectives de l’OCDE et de la FAO pour la période 2017-2026.

Selon ces prévisions, « pour les dix prochaines années, les prix mondiaux des produits alimentaires de base devraient se maintenir à un bas niveau tout au long de décennie à venir, sous l’effet d’un tassement de la croissance de la demande dans plusieurs économies émergentes et d’un affaiblissement de l’impact des politiques bioénergétiques sur les marchés ».

Cela n’offre évidemment pas beaucoup de perspectives pour nos agriculteurs, car pour la viande et le lait, l’OCDE s’attend à une hausse de la production dans des pays émergents.

Pour faire face à l’augmentation de sa population, l’Inde, qui deviendra en 2026 le pays le plus peuplé, devra augmenter sa production, mais d’autres devraient faire de même.

J’aurai l’occasion lors de la Foire de Libramont de revenir, lors d’une conférence le lundi 31 juillet dans la matinée, sur cette problématique de l’évolution des prix des produits agricoles.

À propos de l’OCDE

Pour rester dans les indicateurs de l’OCDE, cette dernière publie, tous les mois, des indicateurs composites avancés qui permettent de donner la tendance dans les 6 à 9 prochains mois.

Selon ces derniers indicateurs, la dynamique de croissance stable est maintenue au Japon, au Canada et dans la zone euro.

En revanche, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Italie des signes d’un possible infléchissement de la croissance émergent (voir le graphique pour le Canada et les États-Unis).

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Pour le Royaume-Uni, on ne peut pas dire que cela soit une réelle surprise, tellement les signaux négatifs s’accumulent. Et la baisse du sterling, qui se situe à 0.8845 par rapport à l’euro, accentue encore la hausse de l’inflation qui vient peser sur la consommation et qui érode le pouvoir d’achat des ménages.

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