La débacle de Trump

Posté le 17 mai 2017
New York City, United States - July 30, 2016: This is an angled view of a new US One Hundred Dollar Bill laying on a bed of cash using soft focus under natural light.

New York City, United States – July 30, 2016: This is an angled view of a new US One Hundred Dollar Bill laying on a bed of cash using soft focus under natural light.

La baisse du dollar est directement liée aux déboires de Trump, déboires qui se sont encore accentués, ce dernier étant soupçonné d’entrave à la justice.

Hausse de l’euro

Comme le dévoile le graphique, la parité en EUR/USD est revenue quasiment à son niveau d’avant le 8 novembre, soit juste avant les élections américaines.

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Ce recul du dollar s’explique par la déception en l’absence de réelles mesures de la nouvelle administration américaine, mais depuis quelques jours, surtout à cause des affaires.

La dernière en date jette le doute au sein du Congrès et fragilise encore un peu plus Trump, et donc le dollar.

Et comme dans le même temps, les indicateurs en Europe se renforcent, dernier en date l’indice ZEW qui mesure le moral des investisseurs en Allemagne est à son niveau le plus élevé depuis 2 ans, cela accentue le scénario d’un changement de politique de la BCE. Et bien évidemment cette perspective renforce à son tour l’euro.

L’euro s’est aussi renforcé après l’annonce d’un changement d’objectif d’inflation de la part de la Riksbank, banque centrale suédoise, qui annonce un changement de politique monétaire qui pourrait inspirer la BCE.

La Riksbank envisage de modifier la mesure utilisée pour son objectif d’inflation par un indice moins affecté par les mouvements des taux d’intérêt, indicateur CPIF. Et aussi d’introduire une bande de variation de plus ou de moins de 1 % par rapport à l’objectif officiel d’inflation de 2 %.

Ces propositions devraient être mises en œuvre après la réunion de septembre.

Hausse de l’inflation

La hausse de l’inflation en Grande-Bretagne a été finalement plus élevée qu’attendu avec un taux à 2.4 % contre 2.2 % comme le montre le graphique.

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Cette hausse a pesé sur le sterling qui est passé de 0.8510 à 0.8580 par rapport à l’euro vu le peu d’empressement de la BOE d’augmenter ses taux pour contrer la hausse de l’inflation.

La question évidemment de l’impact de cette poussée inflationniste sur la consommation intérieure est fondamentale et il faut voir si les salaires ont suivi le mouvement pour maintenir le pouvoir d’achat des ménages.

Un niveau de 3 % comme niveau pour l’inflation d’ici la fin de l’année, alors que l’inflation globale se situe déjà à 2.7 %, semble tout à fait probable.

Fragilité du Japon

La repris au Japon demeure extrêmement faible et fragile et il ne parvient pas, comme en Europe, à trouver un nouveau souffle.

Les commandes de machines ont ainsi reculé de -0.7 % en mars, soit une hausse sur un an de 1.4 % contre 1.5 % précédemment.

La publication du PIB au premier trimestre cette nuit devrait donner une première indication en espérant que la déception ne soit pas de mise. La croissance est attendue en hausse à 0.40 % contre 0.20 % au trimestre précédent, soit une hausse annuelle de 1.70 % contre 1 %.

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