Focus sur les bilans des banques centrales

Posté le 15 mai 2017

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C’est une Allemagne en pleine forme, et une chancelière qui a encore un peu plus assuré sa réélection que va voir Macron pour sa première visite en tant que Président.

Locomotive allemande

Angela Merkel a remporté une nouvelle victoire dans le plus grand land, d’autant plus importante qu’il s’agissait d’un fief du SPD, parti de Martin Schulz.

Mais surtout, Macron va à la rencontre d’une Allemagne qui affiche une croissance de 0.6 % au premier trimestre contre 0.4 % le trimestre précédent. Alors que la France, pour la même période, a connu une croissance de 0.3 % contre 0.5 %.

A ce rythme, la croissance pour 2017 pour l’Allemagne pourrait être de 1.7 %, soit un état de l’économie qui plaide évidemment en faveur du renouvellement du mandat de Merkel le 24 septembre prochain.

Stabilisation en Chine

Cette stabilisation se confirme avec une progression de 6.5 % sur un an de la production industrielle contre 7.6 %, et une hausse de 10.7 % contre 10.9 % des ventes de détail.

La volonté des autorités d’éviter une surchauffe et surtout une trop forte hausse du marché immobilier freine évidemment la demande intérieure et pèse sur la production.

Les autorités ont procédé pour ce faire à un resserrement monétaire depuis le 1 mai pour renforcer les conditions de crédit aux ménages qui veulent emprunter pour l’immobilier.

Un certain ralentissement de l’économie est donc totalement logique et les autorités sont bien décidées à privilégier la stabilisation du marché immobilier à une croissance débridée.

Doute sur l’inflation aux USA

Le chiffre du CPI aux États-Unis a laissé planer un doute sur une hausse possible de l’inflation au-delà des 2 % dans un avenir proche.

Le Core CPI a augmenté de 0.1 % après un recul de -0.1 %, soit un taux annuel à 1.9 % contre 2 %.

Le scénario de deux hausses de taux semble donc le maximum cette année surtout que les ventes de détail n’ont pas progressé autant qu’escompté.

Focus sur les bilans des banques centrales

Comme le montre le graphique, le bilan de la BCE a dépassé celui de la FED et de la BOJ.

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Celui de la Fed est logiquement stable depuis qu’elle a mis fin à son programme d’assouplissement quantitatif et devrait même commencer à se réduire peut-être dans le courant de l’année 2018.

Par contre, la BOJ continue elle aussi d’intervenir, ce qui n’a cependant pas empêché la BCE de la dépasser. Le bilan de la BCE s’élève à 4.568 milliards d’euros et devrait encore augmenter étant donné que le programme d’assouplissement est prolongé jusque fin 2017.

Même si le rythme devrait se calmer avec la fin du programme TLTRO, programme de prêts aux banques sur une longue période, la poursuite du programme d’assouplissement quantitatif va encore gonfler cet encours. Ce qui pose toute la question de savoir comment la BCE va préparer les marchés à la fin de ce programme sans provoquer une hausse brutale des taux.

Comment les banques centrales vont faire pour réduire leur bilan et comment vont réagir les marchés obligataires sera la prochaine grande interrogation des marchés.

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