L’attente va être longue

Posté le 27 avril 2017
Frankfurt, Germany - May 7, 2016: New headquarters of the European Central Bank or ECB. Frankfurt, Skyline with osthafen area.

Frankfurt, Germany – May 7, 2016: New headquarters of the European Central Bank or ECB. Frankfurt, Skyline with osthafen area.

Pas de changement, pas d’annonce, et pas de « ni-ni » comme certains.

La posture de la BCE

Si la BCE s’est réjouie du résultat du premier tour en France, elle n’en demeure pas moins prudente, car clairement rien n’est joué. Et pour reprendre le tweet que j’ai partagé hier de Betbeze Conseil « le deuxième tour à la présidentielle aura lieu en France, seule certitude ».

La BCE ne va donc pas changer ses taux, et le discours de Mario Draghi restera teinté de prudence. Le changement de ton pourrait intervenir en juin, pour annoncer en septembre un ajustement du programme d’assouplissement au début de l’année prochaine.

La position de Draghi se complexifie chaque jour un peu plus, tiraillé entre des indices de confiance qui montrent un contexte économique qui s’améliore franchement, et une inflation qui ne décolle pas.

En tout cas pas dans la zone euro, car, et c’est là que cela se complique pour Draghi, certains pays connaissent une poussée inflationniste largement au-dessus de la moyenne européenne. C’est en autre le cas de l’Allemagne qui devrait voir son inflation repartir à la hausse à 1.9 % contre 1.5 %.

La BCE ne veut pas non plus voir l’euro continuer de se renforcer ce qui plaide également pour un statu quo.

Le choc fiscal ?

Le choc fiscal annoncé par l’administration Trump a laissé les marchés de marbre et les analystes sceptiques.

Selon les informations publiées, l’administration Trump voudrait réduire les impôts des plus grandes entreprises de 35 % à 15 % et celui des PME et TPE de 39.6 % à 15 %.

Elle voudrait aussi diminuer le taux de taxation des bénéfices rapatriés par les multinationales qui se situe actuellement à 35 %.

Pour les ménages, il serait prévu de réduire les tranches d’imposition. Mais clairement ce choc fiscal manque encore de précision et surtout ne contient aucune annonce sur de nouvelles recettes pour compenser ces baisses d’impôt. Le débat avec le Congrès risque donc d’être houleux et compliqué et rien ne dit que ces mesures seront rapidement d’application ni édulcorées.

Statu quo aussi

La BOJ a annoncé ce matin, sans surprise, un statu quo de sa politique monétaire. Il faut dire que même si le taux d’inflation est repassé en territoire positif, nous sommes très loin de l’objectif de la BOJ comme le montre le graphique.

graphe20170427a

Elle table sur une inflation qui pourrait atteindre 1.4 % en 2018 pour arriver à 2 % en 2020. Dans ce contexte, il ne faut donc pas s’attendre à un changement de politique de sitôt même si, dans son communiqué, elle a utilisé pour la première fois depuis mars 2008 le terme « expansion ».

tableaux20170427