Un mouvement de fond

Posté le 21 mars 2017
Financial charts showing growing revenue on touch screen

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D’une façon ou d’une autre, l’évolution des taux devient le principal sujet d’attention.

Trois hausses de taux

En l’absence de mesures concrètes de l’administration Trump, les membres de la FED plaident pour trois hausses de taux au total sur l’année 2017. Ce scénario est basé sur le contexte actuel, à savoir une croissance et une inflation qui tourneraient autour des 2 %.

Mais des mesures qui viendraient doper la croissance à des niveaux de 4 %, comme l’a laissé entendre Trump, entraineraient inéluctablement une forte pression inflationniste. La FED serait alors contrainte de devoir agir plus rapidement et plus fortement pour contrer cette hausse.

Ce n’est cependant pas le scénario actuel et les derniers commentaires de membres de la FED vont tous dans le même sens.

Hausse de l’inflation

Alors que la date officielle du lancement du Brexit a été annoncée, à savoir le 29 mars prochain, la pression inflationniste continue de s’accentuer en Grande-Bretagne. Le taux d’inflation de base devrait ainsi passer de 1.6 % à 1.8 % et le Retail Price Index, qui est plus la référence de la BOE, de 2.6 % à 2.9 %.

La chute du sterling est évidemment le facteur explicatif de cette hausse de l’inflation et il suffit de regarder le graphique qui reprend l’évolution des prix à la production pour comprendre.

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Et la chute du sterling n’est pas nécessairement stoppée et dépendra fortement de l’évolution des discussions sur le Brexit.

Statu quo en Nouvelle-Zélande

Après avoir procédé à des baisses de taux en 2016, la banque centrale de Nouvelle-Zélande devrait laisser ses taux inchangés à 1.75 % en 2017.

Avec un taux d’inflation à 0.4 % au quatrième trimestre, l’inflation annuelle devrait évoluer dans le range prévu par la banque centrale. Elle prévoit en effet un taux de 1.7 % en 2017 et de 2 % en 2018.

Dans ce contexte, et en tenant compte de la hausse des taux de la part de la FED, elle devrait donc laisser ses taux inchangés.

Le recul du dollar néo-zélandais a aussi donné un bol d’oxygène à l’économie néo-zélandaise, cette dernière étant fortement tournée vers l’exportation (voir graphique de la parité en NZD/USD).

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