La surprise de l’après Brexit

Posté le 27 janvier 2017
Closeup of woman holding shopping bags on the street with copy space

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Soyons tout à fait honnête, pas un économiste n’avait anticipé que l’économie britannique allait afficher une telle croissance en 2016 après l’annonce du Brexit.

Une leçon de modestie

Nous avions déjà tous reçu une belle claque avec le Brexit, mais cela n’a nullement empêché d’en recevoir une deuxième avec le chiffre du PIB.

Comme le montre le graphique, l’économie britannique a fait plus que résister en fin d’année et termine sur une croissance de 0.6% au quatrième trimestre.

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Pour l’année 2016, la croissance est donc de 2%, soit légèrement mieux que l’Allemagne, et comme le montre le graphique en grande partie portée par la consommation.

Et c’est peut-être là que le bât blesse pour la suite car l’indice de confiance des ventes de détail a chuté lourdement en début d’année, comme repris sur le graphique. Après trois mois en forte hausse, soutenu par les achats des touristes, cet indice a fait le plus magistral des plongeons. Tellement magistral qu’il s’agit de la plus forte variation d’un mois à l’autre de cet indice depuis 1983.

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Cette chute reflète la crainte que la hausse inéluctable des prix à cause de la dégringolade du sterling ne vienne éroder sérieusement les revenus des consommateurs.

Consciente de ce risque, la BOE est tenaillée entre cette hausse de l’inflation (prévision d’inflation à 2.7% fin de cette année), qui justifierait une hausse des taux, et le risque de ralentissement de la consommation.

Pour ne pas accentuer ce mouvement, la banque centrale devrait laisser son taux directeur inchangé, mais par contre annoncer un « tapering » au cours du premier semestre.

En agissant de la sorte, elle apporterait un certain soutien au sterling, qui, pour le moment, capitalise sur l’espoir que la visite de Theresa May débouche sur un nouvel axe Etats-Unis-Grande-Bretagne.

Léger mieux au Japon

Le taux d’inflation au Japon s’est légèrement amélioré à -0.2% contre -0.4% pour l’inflation de base.

Le graphique montre bien que l’inflation a navigué sous zéro durant une grande partie de l’année 2016, mais qu’elle s’est légèrement redressée en fin d’année.

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Nous sommes encore malheureusement très loin de l’objectif de 2% de la BOJ, et surtout le mouvement ne devrait pas fortement s’accélérer alors que deux tiers des entreprises nippones n’envisagent pas une hausse des salaires durant l’année.

Chiffres aux Etats-Unis

Même si ces chiffres sont un peu moins pertinents, il faudra être attentif aux chiffres de la croissance au quatrième trimestre aux Etats-Unis.

Selon les estimations, la croissance en chiffre annualisé devrait être de 2.2% contre 3.5% et les dépenses de consommation de 2.5% contre 3%.

Et les commandes de biens durables devraient s’afficher en hausse de 2.6% contre -4.5% pour le mois de décembre.

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