L’isolationnisme comme politique ?

Posté le 24 janvier 2017

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Le protectionnisme prime sur tout le reste comme l’ont démontré les premiers actes de Donald Trump.

Repli sur soi

En dénonçant le NAFTA et surtout le TPP, il a signé la volonté du repli sur soi de l’Amérique en pensant régler ainsi les problèmes de compétitivité. Cette décision n’était évidemment pas le scénario attendu par les investisseurs, mais ces derniers ont fait preuve de retenue dans l’attente des annonces suivantes.

Petit recul du dollar qui se confirme, prises de bénéfice en bourses et recul également des rendements obligataires aux États-Unis, rien donc de tangible comme réaction.

Et ce n’est pas la publication des indices PMI (pour une bonne définition des indices PMI, je vous conseille le blog Moneystore http://moneystore.be/2017/gestion/questce-lindice-pmi) en zone euro et aux États-Unis qui va bouleverser la tendance.

En effet, ces indices sont attendus extrêmement stables en ce début d’année. Ils vont confirmer la bonne tenue de l’économie européenne tout en mettant en évidence le manque flagrant de tonus de cette dernière.

Le premier indice PMI est celui du Japon, qui est ressorti quasi inchangé à 52.8 contre 52.4, mais qui n’intègre pas évidemment la décision de Trump, décision qui inéluctablement aura un impact sur les exportations nipponnes.

D’ailleurs, la combinaison de cette crainte ainsi que la remontée du yen a plombé le Nikkei. Le yen est quand même passé de 118 début janvier à 113 ce matin par rapport au dollar comme le montre le graphique.

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Pour revenir deux secondes sur le TPP (Trans-Pacific Patnership), ce dernier n’est pas mort avec le retrait des États-Unis et le Japon a déjà clairement laissé entendre que cet accord pourrait même être élargi à d’autres pays et qu’on ne pouvait pas exclure de voir la Chine y adhérer après aménagement.

Hausse du sterling

Si le dollar est légèrement sous pression, en revanche le sterling s’est renforcé dans l’attente de la décision de la Cour Suprême qui doit statuer sur le fait ou pas que le parlement doit approuver le Brexit.

La hausse du sterling s’explique par le fait que les opérateurs tablent sur une décision qui obligerait Theresa May à solliciter le parlement, ce qui laisse la porte ouverte à un Brexit plus soft pour avoir l’aval de ce dernier.

Mais cette décision de la Cour pourrait demander que cet accord soit validé aussi par le parlement écossais et l’assemblée d’Irlande du Nord.

On comprend que dans ce contexte, une hausse des taux de la part de la BOE semble totalement exclue malgré la forte hausse de l’inflation. Et paradoxe évidemment, cette absence de hausse de taux ne plombe pas le sterling, qui se renforce plus dans une perspective d’un Brexit qui devra tenir compte des spécificités régionales.

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