Encore et toujours des devises sous pression

Posté le 12 janvier 2017
Dollar, euro, pound and yen signs. Ñurrency exchange concept. 3d

Dollar, euro, pound and yen signs. Ñurrency exchange concept. 3d

Les banques centrales restent à la manœuvre, en particulier dans les pays émergents, qui sont directement ou indirectement impactés par la politique américaine.

Décision surprise au Brésil

La banque centrale brésilienne a décidé de frapper fort en abaissant de 0.75 % son taux central pour le ramener à 13 %.

Cette décision est d’autant plus surprenante qu’elle intervient après deux baisses de 0.25 % du taux central et qu’une baisse de 0.50 % semblait déjà assez agressive.

A la différence d’autres pays émergents, le Brésil n’est pas aux prises avec une dépréciation de sa devise, bien au contraire, elle s’est appréciée durant l’année 2016 de plus de 15 % par rapport au dollar comme le montre le graphique.

graphe20170112a

La décision de la banque centrale est portée par le sentiment que la reprise sera plus longue et plus graduelle qu’espérée et que le contexte de repli de l’inflation lui permet de mener une politique plus agressive.

Il faut dire que l’inflation a reflué à 6.29 % en 2016 contre un taux de 10.67 % en 2015 et que la banque centrale table sur un taux de 4 % en 2017 et de 3.4 % en 2018.

Réactions sans surprise

Inutile de souligner que le peso mexicain a de nouveau été attaqué après les propos de Trump et qu’il a touché un niveau record de 22 pesos pour un dollar.

Il faut dire que la conférence de presse de Trump a laissé les investisseurs sur leur faim, car il n’a pas été question de croissance économique et de plan de relance. Mais cette conférence de presse est dans la droite ligne de l’attitude qu’avait eue le candidat et cela nous promet beaucoup d’incertitudes.

Mais peut-être que Trump, qui ne doute de rien, a lu Raymond Devos, lui qui disait que « les évidences sont humaines, les absurdités sont divines ».

Il en est d’ailleurs peut être de même pour Erdogan, alors que la livre turque continue de s’effondrer comme le montre le graphique, avec en gris la parité en EUR/TRY, échelle de gauche, et en mauve la parité en USD/TRY, échelle de droite, qui persiste dans ses intentions.

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Par contre surprise en Grande-Bretagne

Les indicateurs économiques continuent d’étonner et clairement l’économie britannique profite de la faiblesse du sterling et d’une demande intérieure qui reste soutenue.

La production industrielle ne fait pas exception à cette tendance et a connu une hausse de 2.1 % en novembre après, il est vrai, un recul de -1.1 %. Soit sur un an, comme le montre le graphique, une hausse de 1.97%.

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Il faut cependant voir cette hausse dans un contexte général plus porteur, car la production industrielle en zone euro devrait aussi connaitre une hausse en novembre après un recul en octobre.

Cette hausse devrait être de 0.5 % contre -0.1 %, soit en taux annuel une croissance de 1.6 % contre 0.6 %.

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