Des devises souffrent en ce début d’année

Posté le 6 janvier 2017
New York City, United States - July 30, 2016: This is an angled view of a new US One Hundred Dollar Bill laying on a bed of cash using soft focus under natural light.

New York City, United States – July 30, 2016: This is an angled view of a new US One Hundred Dollar Bill laying on a bed of cash using soft focus under natural light.

Dans la ligne de la hausse des prix à la consommation, les prix à la production sont également en hausse en zone euro.

Hausse des prix

Comme le montre le graphique, les prix à la production ont augmenté de 0.3 % dans la zone euro d’un mois à l’autre, soit sur un an une hausse encore trop modeste de 0.1 %.

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Sur un an, et si l’on élargit la zone géographique, les plus fortes hausses ont été observées au Royaume-Uni (+4.4 %), en Belgique (+4.1 %) et en Suède (+.32 %) selon les statistiques publiées par Eurostat.

Cette hausse des prix à la production est confirmée par la publication des indices PMI en début de semaine et est un signal positif.

Comme je le soulignais hier, la hausse de l’inflation en zone euro risquait fort de réveiller les velléités des Allemands, et il n’a même pas fallu attendre 24 heures pour qu’un feu nourri de critiques se soit abattu sur la BCE.

Ces critiques sont assez vives et la Süddeutsche Zeitung a titré « Changez de cap, Monsieur Draghi » en accusant ce dernier de faire le lit du parti eurosceptique AfD.

Chiffres du chômage

Les créations d’emploi dans le secteur privé aux États-Unis ont été de 153.000 selon ADP, soit un chiffre inférieur aux prévisions.

Après ce chiffre, les créations d’emploi sont attendues à 178.000 comme le mois passé avec un taux de chômage légèrement en hausse à 4.7 % contre 4.6 %.

Ce chiffre de 178.000 reste un excellent chiffre et confirme la très bonne tenue de l’économie américaine, sans pour autant nécessiter une hausse rapide des taux.

Cela explique le petit recul du rendement du treasury 10 ans à 2.36 % après avoir touché le niveau de 2.60 % à la mi-décembre.

Pression sur les devises

Si les nouvelles sont plutôt positives pour un certain nombre de pays, d’autres par contre doivent faire face à des pressions négatives intenses.

En première ligne, le Mexique qui subit la politique protectionniste de Trump et dont la devise est fortement attaquée (en mauve sur le graphique, la parité en USD/MXN).

graphe20170106a

La devise subit non seulement l’impact négatif du forcing de Trump pour inciter les entreprises américaines à rapatrier leurs productions sur le territoire américain, mais également la politique de la FED.

Après l’annonce de Ford, la pression sur le peso mexicain s’est encore accentuée et a provoqué une intervention de la banque centrale. Il semblerait que cette dernière ait vendu 1 milliard de dollars pour acheter du peso. Mais à voir le niveau ce matin, cette intervention semble assez désespérée et inefficace et le peso risque fort d’encore s’affaiblir.

Autre devise fortement sous pression (en orange sur le graphique), est la livre turque alors que l’on évoque un risque d’une nouvelle baisse de son rating dans un contexte géopolitique extrêmement tendu.

Et après mes prévisions en début de semaine, je vous invite à retrouver via le lien suivant https://www.rtbf.be/info/dossier/2017-ca-passe-ou-ca-casse-quinze-economistes-belges-s-expriment/detail_2017-ca-passe-ou-ca-casse-quinze-economistes-belges-repondent?id=9495178 les prévisions et commentaires des économistes de la place belge.

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