Le VIX, reflet du paradoxe de 2016

Posté le 22 décembre 2016

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A l’instar de l’indice VIX, les marchés sont en roue libre ou en mode de consolidation avec les dernières transactions.

Indice VIX

Alors que l’indice VIX avait commencé l’année en hausse, en nette hausse d’ailleurs, il termine sur son niveau le plus bas depuis juillet 2014 comme le montre le graphique.

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Et c’est un des grands paradoxes de cette année de voir cet indice se tasser au fur et à mesure de l’année alors que l’année a été marquée par le Brexit et l’élection de Trump.

Mais pas seulement, la hausse du dollar, la hausse du prix du baril et la hausse des taux d’intérêt et même les déboires des banques italiennes ne provoquent plus la moindre inquiétude ni de hausse de la volatilité.

Dans le cas des banques italiennes et en particulier celui de la Monte dei Paschi, l’aide de l’État devient urgente, car l’appel au marché, qui devait permettre de lever 3.2 milliards d’euros, n’a rencontré aucun intérêt.

Après avoir réussi la conversion pour environ 2 milliards d’euros, il manque donc à la banque 3 milliards pour son augmentation de capital. L’État italien, qui a obtenu l’accord du parlement pour lever 20 milliards d’euros, devra donc intervenir dans les tout prochains jours pour sauver la banque.

Bonne tenue de l’économie américaine

Si le VIX est aussi bas, cela tient en partie aussi à la très bonne tenue de l’économie américaine et la reprise du secteur manufacturier avec la hausse du prix du baril.

S’il fallait encore s’en convaincre, il suffit de regarder le chiffre des ventes de maisons existantes, chiffre repris sur le graphique.

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Nous sommes au niveau le plus élevé depuis pratiquement 10 ans, depuis février 2007 exactement.

Sur le mois de novembre, la hausse a été de 0.7 % en dépit de la remontée des taux d’emprunt (le taux d’emprunt à 30 ans a augmenté de 60 bp depuis l’élection de Trump à 4.16 %, soit son niveau le plus élevé depuis octobre 2014). Et sur un an, la hausse a été de 15.4 %.

Budget record au Japon

Le premier ministre Abe a annoncé des dépenses record dans le cadre du nouveau budget qui démarre en avril. Suivant en cela le programme de Trump, Abe veut mener une politique de reflation en augmentant les dépenses dans un contexte de politique monétaire très favorable.

Pour ce nouveau budget, les dépenses devraient s’élever à 830 milliards de dollars avec une hausse sensible des dépenses militaires.

Questionnement sur l’Inde et le Brésil

Alors que l’on avait commencé l’année avec de sérieuses interrogations sur la situation en Chine, on termine l’année en se posant des questions sur l’Inde et le Brésil, entre autres.

La décision de la démonétisation par le gouvernement indien a provoqué un choc dans l’économie dont il est très difficile de mesurer l’impact.

Mais après une croissance de 7.5 %, l’Inde pourrait connaitre une croissance de 7.1 % si le processus de régulation se termine dans les temps et que le gouvernement engage des investissements.

Au Brésil, la baisse de l’inflation offre une latitude complémentaire à la banque centrale pour poursuivre son mouvement de baisse des taux. L’inflation est en effet passée de 7.64 % à 6.58 %, soit proche de l’objectif du gouvernement.

Mais le Brésil empêtré dans la récession depuis 2 ans aura bien du mal à sortir de la crise politique et existentielle qu’il traverse.

Il est temps de prendre une petite pause et mon blog s’arrête quelques jours. Cependant, le 30 décembre, je reviendrai sur mes prévisions pour l’année 2016 pour faire le point.

Je vous souhaite une excellente fête de Noël et de bons congés et rendez-vous le 30 décembre.

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