L’inflation sous toutes ses formes

Posté le 14 décembre 2016

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L’inflation ou la reflation a fait un retour en force aux États-Unis et en Grande-Bretagne, finalement pour des raisons politiques, alors qu’ailleurs, elle recule aussi pour des raisons politiques.

La FED

Ce n’est pas parce qu’il y a une flambée de l’inflation que la FED va augmenter ses taux de 25 bp ce soir. Cette hausse de taux est logique si l’on prend en considération tous les indicateurs aux États-Unis et compte tenu des anticipations d’inflation.

Avant cette réunion, une série d’indicateurs seront publiés, sans impact évidemment sur la décision de la FED. Les ventes de détail, hors automobiles, devraient afficher une hausse de 0.4 % contre 0.8 %, les utilisations des capacités industrielles devraient reculer à 75.1 % contre 75.3 % et la production industrielle est attendue en recul léger de -0.1 % contre 0 %.

Par contre, les prix à la production, hors énergie, sont attendus en hausse de 1.3 % contre 1.2 % en données annuelles.

La hausse attendue des taux aux États-Unis ne perturbe en rien la bourse américaine, qui a terminé sur un nouveau record pour ses trois indices.

La poussée de l’inflation

L’inflation en Grande-Bretagne poursuit sa hausse inexorable avec un taux à 1.2 % contre 0.9 %, soit son niveau le plus élevé depuis octobre 2014. Si l’on prend en compte l’inflation de base, hors alimentation, elle se situe à 1.4 % comme le montre le graphique.

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Le mouvement ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin, car les prix à l’entrée de la production ont progressé de 2.3 % sur un an, soit la plus forte hausse depuis avril 2012.

Dans ce contexte la BOE, qui se réunit demain, ne va évidemment pas changer ses taux.

La Suède a aussi connu une poussée de son inflation avec un niveau de 1.2 % contre 1 % sur un an pour l’inflation de base. Mais ce niveau reste encore très éloigné de l’objectif de 2 % de la banque centrale.

Recul de l’inflation

En revanche, l’inflation a reculé en Inde à 3.63 % contre 4.20 %, soit son niveau le plus faible depuis deux ans. Cette baisse significative relance bien évidemment les perspectives d’une baisse des taux de la part de la banque centrale, baisse déjà fortement attendue, mais que n’avait pas voulu précipiter la banque centrale.

Ce recul de l’inflation est la conséquence de la décision politique du gouvernement de démonétiser les billets de 500 et 1.000 roupies, décision qui a provoqué une chute de l’activité et, en particulier, une diminution de la consommation.

Ce retrait de ces coupures est venu réduire la masse monétaire en circulation ce qui explique ce reflux de l’inflation, mais ce mouvement devrait être temporaire selon la banque centrale, raison pour laquelle elle a préféré se montrer prudente avant d’enclencher une nouvelle baisse de taux.

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