Les bourses n’arrêtent pas de surprendre

Posté le 6 décembre 2016
Stock market background design

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Nouveau record à Wall Street, hausse des bourses européennes, les marchés boursiers font totalement abstraction des soubresauts politiques.

Abstraction de l’Italie

Certes, le rendement de l’obligation italienne à 10 ans reste élevé, mais sans plus, comme le montre le graphique.

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Et si la bourse italienne a terminé en léger recul, les autres bourses européennes ont terminé en nette hausse. Dernier signe de la bonne tenue des marchés, le dollar, qui s’était renforcé par rapport à l’euro à 1.05, est très vite reparti à la baisse et se traite à 1.0750.

Ce mouvement sur la parité en EUR/USD doit surtout se comprendre sur base des anticipations de voir la BCE annoncer en même temps qu’un rallongement de son programme d’assouplissement quantitatif un « tapering », soit la fin programmée de ce dernier.

Tablant sur l’absence d’élections dans l’immédiat et sur la formation d’un gouvernement de technocrate, les marchés se sont rassurés et ont porté tous leurs espoirs sur la réunion de la BCE ce jeudi.

Encore des indicateurs positifs aux USA

Wall Street a terminé sur un nouveau record après la publication de l’indice ISM non manufacturier. Ce dernier est ressorti à 57.2 contre 54.8, soit son niveau le plus élevé depuis octobre 2015. Cet indice vient confirmer l’évidente bonne tenue de l’économie américaine et une hausse des taux la semaine prochaine est clairement interprétée comme une bonne nouvelle par les marchés boursiers.

La hausse des taux aux Etats-Unis (voir le graphique du rendement du treasury 2 ans) dépasse sans doute largement l’anticipation de la hausse des taux de la part de la FED. Ce mouvement, qui est clairement un durcissement des conditions de crédit, reflète les anticipations d’une hausse des dépenses publiques dans la perspective d’un plan de relance voulu par Donald Trump.

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Cette évolution budgétaire est regardée avec attention par la FED qui craint qu’un dérapage budgétaire ne soit dommageable lors du prochain ralentissement de l’économie et laisse alors peu de marge de manœuvre pour relancer cette dernière.

Surprise en Grande-Bretagne

Les indicateurs en Grande-Bretagne continuent de surprendre favorablement et continuent de démentir les scénarios pessimistes.

L’indice PMI non manufacturier a ainsi progressé de 54.5 à 55.2, soit son niveau le plus élevé depuis janvier de cette année. Malgré les incertitudes liées au Brexit, cet indice démontre la très forte résilience de l’économie britannique et une croissance de 0.4% au dernier trimestre semble totalement en phase avec ces indices.

La croissance pour 2016 devrait dès lors s’afficher à 2.2%, mais évidemment les craintes concernent l’impact pour l’année prochaine, qui pourrait voir la croissance se tasser à 1.4%.

Australie

La banque centrale a décidé de laisser ses taux inchangés à 1.50% et devrait garder cette politique pour encore une longue période malgré la faiblesse de l’inflation par rapport à son objectif. Seule une baisse de l’inflation pourrait inciter la banque centrale à modifier sa politique mais la récente hausse des prix de l’immobilier incitera cette dernière à être très prudente.

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