Nouvelle crise dans la zone euro ?

Posté le 5 décembre 2016
exit from the eurozone: golden star fallen from a blue wall

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Décidément, cette année 2016 connait des bouleversements politiques inédits.

Après la Grande-Bretagne, les États-Unis et la France, c’est au tour de l’Italie de voir son premier ministre échouer et devoir démissionner. Même s’il n’a pas annoncé son retrait de la politique, son projet de réforme a été rejeté sèchement à 59 % contre 41 %, alors que le taux de participation a été très élevé à 68.39 %.

Conséquences du rejet (ou Trucs-en-Vrac)

En dehors de la démission de Matteo Renzi, qui était peut-être un peu trop « Gai-Luron », l’euro a été la première victime en chutant lourdement jusqu’à 1.0505. Mais l’impact sera plus marqué sans aucun doute pour la bourse italienne et l’on devrait aussi assister à une tension sur les taux italiens.

Plus fondamentalement, ce rejet des réformes devrait empêcher de mener à bien la restructuration du secteur bancaire italien et risque fort d’aggraver le niveau d’endettement.

La BCE, qui se réunit ce jeudi, va devoir peut-être jouer au pompier et acheter plus d’obligations italiennes pour empêcher une trop forte hausse des taux.

Le contexte asiatique

Si la Chine continue de distiller des indicateurs qui confirment la stabilisation de son économie, les autres pays connaissent des situations plus contrastées.

En Chine, après une hausse de l’indice PMI manufacturier, celui des services est passé de 52.4 à 53.1, soit son niveau le plus élevé depuis juillet 2015.

Par contre, en Inde, conséquence de la démonétisation, ce même indice a connu un effondrement en passant de 54.5 à 46.7. C’est la première fois depuis juin 2015 qu’il repasse sous le seuil des 50 et c’est surtout la plus forte chute d’un mois à l’autre depuis novembre 2008.

Ces indicateurs en recul font évidemment craindre un sérieux ralentissement de l’économie indienne. Et la banque centrale aura fort à faire pour éviter ce ralentissement. Avant la publication de cet indice, une baisse des taux était déjà attendue lors de sa réunion de mercredi, mais évidemment cette baisse prend encore plus de sens après cet indice.

Après une croissance annuelle de 3.3 % au deuxième trimestre, la Corée du Sud a vu sa croissance reculer sous l’effet Samsung à 2.6 %.

Chômage aux États-Unis

Les chiffres sur le marché de l’emploi ont donné une image un peu contrastée, mais qui n’empêchera pas la FED d’augmenter ses taux la semaine prochaine.

Certes, la dynamique est toujours bien présente avec 178.000 créations d’emploi et un taux de chômage qui est tombé à 4.6 %, soit son niveau le plus bas depuis août 2007.

Mais le taux d’emploi est resté décevant et a même diminué à 62.7 % comme le montre le graphique.

graphe20161205

Et ce n’est pas le seul élément négatif, car le salaire horaire moyen a diminué de -0.1 % sur un mois, soit une hausse annuelle de 2.5 % contre 2.8 %.

tableaux20161205