L’Italie en ligne de mire

Posté le 28 novembre 2016

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Après la France, c’est au tour de l’Italie d’être au centre de toutes les attentions. Mais si en France le suspens était pratiquement absent, sauf remaniement du gouvernement en catastrophe vu les divergences entre Valls et Hollande, en Italie, l’incertitude est totale.

Pour rappel, en Italie se tiendra dimanche un référendum sur une réforme constitutionnelle. Mais après le vote du Brexit et les élections américaines, la crainte de voir le « non » l’emporter s’est renforcée. Mais Mateo Renzi a lié son sort au résultat du référendum et devrait dès lors annoncer sa démission en cas de victoire du « non ».

La remontée des taux en Italie, illustrée par la hausse du rendement à 10 ans, est l’expression de la crainte d’une forte tension en cas de démission de Renzi. Et le secteur financier déjà fragilisé pourrait être emporté dans une véritable tourmente.

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Recul du prix du baril

A la veille du sommet de l’OPEP, les divergences de vues ont provoqué un nouvel accès de faiblesse des prix.

L’Arabie Saoudite a exclu de vouloir discuter avec les pays non membres de l’OPEP avant un accord au sein de l’organisation. La volonté est d’arriver à réduire la production à 33 millions par jour contre 33.8 millions actuellement.

Mais même en cas d’accord, la production restera supérieure à la demande et il faudra sans doute attendre mi 2017 pour retrouver une stabilisation du marché.

Mais un accord de l’Iran et de l’Irak pour une réduction de leur production est loin d’être acquis et ces deux pays pourraient venir affaiblir un éventuel accord au sein de l’OPEP.
Interrogations en Grande-Bretagne

Alors que le gouvernement table toujours sur une croissance de 2.1 % en 2016, le doute s’insinue sur l’impact réel du Brexit dans l’économie. Certes, la croissance pour 2017 a été revue en baisse à 1.4 %, mais nous sommes loin des premières estimations, juste après le référendum, qui évoquaient la récession.

Et pourtant certains signaux sont plus alarmistes comme l’annonce faite par la Confederation of British Industry, qui évoque, pour le secteur des services une chute des profits à cause de la hausse des coûts et des ventes en recul.

Deux certitudes

À côté de ces incertitudes, importantes il faut bien le reconnaitre, deux certitudes se dessinent.

D’une part, la hausse des taux aux États-Unis qui devrait être confortée par les chiffres sur le marché de l’emploi vendredi.

Et d’autre part, la stabilisation de l’économie chinoise. La croissance des bénéfices des entreprises est d’ailleurs venue confirmer cette stabilisation. Ces derniers ont progressé de 9.8 % sur un an contre 7.7 % en septembre. Ce chiffre reflète des ventes en hausse et également des prix, reflet d’une amélioration de la situation.

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