La zone asiatique s’interroge

Posté le 25 novembre 2016
Tokyo, Japan - May 16, 2014: Passengers hurry at Ikebukuro station in Tokyo, Japan. Ikebukuru is the second-busiest railway station in the world

Tokyo, Japan – May 16, 2014: Passengers hurry at Ikebukuro station in Tokyo, Japan. Ikebukuru is the second-busiest railway station in the world

Après la phase d’euphorie, les marchés sont empreints d’une certaine prudence, tout comme d’ailleurs les indicateurs en zone euro.

Prudence en Europe

A l’instar de l’indice IFO, la confiance reste bonne, mais prudente et sans excès.

graphe20161125

L’approche du référendum en Italie inquiète cependant et la tension continue d’être palpable sur les taux italiens et cette situation inquiète aussi la BCE.

D’ailleurs, dans son dernier rapport, la BCE s’inquiète des risques de stabilité financière, ce qui donne à penser qu’elle devrait donc annoncer de nouvelles mesures lors de sa réunion du 8 décembre.

Déception au Japon

Cela devient malheureusement banal, mais les indices au Japon restent décevants, ce qui n’empêche pas le Nikkei de terminer une nouvelle fois en hausse porté par le recul du yen.

Même si comme le montre le graphique, le taux d’inflation de base est repassé au-dessus de 0 %, il est extrêmement faible et se situe à 0.2 %. Mais le taux d’inflation reste lui en territoire négatif à -0.4 % contre -0.5 %.

graphe20161125a

Et les indicateurs attendus ces prochains jours ne vont pas inverser la tendance avec un recul attendu de -0.1 % de la production industrielle et surtout une forte chute des ventes de détail prévue de -1.2 %.

Le seul élément positif est clairement la chute du yen qui permet d’espérer une hausse de l’inflation importée dans les prochains mois et qui apporte un soutien aux exportations.

Il faut dire aussi que la situation dans la zone Asie-Pacifique pose de nombreuses questions.

D’une part, à cause des intentions de Trump de dénoncer les accords de libre-échange, car l’impact de cette décision sur la croissance reste énigmatique.

Et d’autre part, parce que les indices semblent marquer le pas. Ainsi, la croissance à Singapour a reculé de -2 % au troisième trimestre, soit un taux annuel de 1.1 %. Mais un nouveau recul du PIB au quatrième n’est pas exclu et Singapour pourrait alors rentrer dans une phase de récession technique.

En Corée du Sud, l’indice de confiance des consommateurs est tombé à son niveau le plus bas depuis 7 ans et demi dans un climat politique extrêmement tendu.

En plus, la hausse des taux aux États-Unis ainsi que la baisse du dollar malmènent ces économies, car leurs devises sont sous pression et la hausse des taux se répercutent aussi sur les taux longs dans ces pays.

tableaux20161125