L’évidente certitude de la hausse des taux

Posté le 18 novembre 2016
Сonstruction site. Building with crane on the sky background One more you can find here http://www.istockphoto.com/photo/building-construction-with-crane-gm492807158-76531569?st=535d8ea

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Dans une tendance déjà bien affirmée, les propos de Janet Yellen ne pouvaient qu’accentuer la tendance.

Hausse des taux

Il n’en fallait évidemment pas beaucoup mais en déclarant qu’ « une telle hausse pourrait bien devenir opportune assez vite », Janet Yellen a envoyé un message sans ambiguïté aux marchés.

Le rendement du treasury 10 ans a directement réagit avec une nouvelle hausse et se situe ce matin à 2.33%, comme le montre le graphique. Le dollar a suivi le mouvement et se situe à 1.06 par rapport à l’euro et à 110.50 par rapport au yen.

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Il faut reconnaitre qu’en plus les indicateurs économiques sont venus confirmer cette évidence. Alors même si « l’évidence est une illusion irréfutable » selon Maurice Chapelan, la hausse des taux en décembre est définitivement acquise.

Le marché immobilier avec un bond de 25% des mises en chantier, soit le chiffre le plus élevé depuis 9 ans fait partie de ces indicateurs économiques qui viennent confirmer la hausse. La construction de maisons individuelles a progressé de 10.7% et la mise en chantier de logements collectifs a littéralement explosé avec une hausse de 68.8%.

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Ces chiffres donnent un indicateur important de la tenue de l’économie américaine et devraient contribuer au soutien de la croissance.

En prime la hausse de l’inflation ne pouvait que finir de lever les moindres doutes qui pouvaient subsister sur la hausse des taux de décembre. Le taux d’inflation a progressé de 0.4%, soit en taux annuel il s’affiche à 1.6% contre 1.5%. Même si l’inflation de base, soit sans l’alimentation et l’énergie, a légèrement reculé à 2.1% contre 2.2%, l’objectif d’inflation de la FED se rapproche.

La banque centrale mexicaine a bien augmenté son taux directeur de 50 bp pour le porter à 5.25% comme attendu. Non seulement, la hausse de l’inflation justifiait cette décision mais la forte baisse du peso mexicain la contraignait.

Il s’agit du niveau le plus élevé depuis 7 ans et certainement pas la dernière hausse vu le contexte très particulier dans lequel se trouve le Mexique depuis l’élection de Trump.

Mais ne nous faisons pas d’illusion, la hausse des taux n’est pas encore générale et la BCE va devoir encore attendre vu la faiblesse de l’inflation.

Pour la zone euro, l’inflation est bien de 0.5% en septembre, mais l’inflation de base a même légèrement reculé à 0.7% contre 0.8%. Alors que se profile devant nous une année sans changement de taux de la part de la BCE, Outre-Atlantique en revanche le mouvement d’ajustement monétaire devrait se poursuivre.

Le différentiel de taux plaide donc en faveur du dollar ce qui explique le niveau de 1.06%.

La résilience de l’économie britannique

On ne peut que rester admiratif devant les chiffres sur l’économie américaine et l’absence totale d’impact du Brexit.

Certes, la baisse du sterling a attiré les touristes, mais les ventes de détail ont quand même connu une progression de 1.9% en octobre, soit sur un an une hausse de 7.4%, le chiffre le plus élevé depuis avril 2002.

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