Forte hausse du dollar

Posté le 17 novembre 2016

Print

Si, sur le marché obligataire une certaine accalmie se dessine, par contre le dollar continue de se renforcer.

Hausse du dollar

Cette hausse du dollar est évidemment fortement liée à la hausse des anticipations d’inflation aux États-Unis.

Mais, également, à l’élargissement du différentiel de taux alors que la probabilité d’une hausse de taux de la part de la FED est quasiment de 100 % en décembre.

Par rapport à l’euro, le dollar a touché son niveau le plus élevé depuis 11 mois, et par rapport au yen, comme le montre le graphique, la hausse a été tout aussi marquante.

graphe20161117

La publication du chiffre de la production industrielle aux États-Unis, inchangée d’un mois à l’autre, n’a en rien entamé le rallye du dollar. Et le chiffre du CPI en zone euro, qui devrait être confirmé à 0.5 %, et celui aux États-Unis confirmé aussi, mais à 2.2 %, ne vont pas modifier cette tendance.

Hausse des taux au Japon

Profitant de la tendance à la hausse sur les taux longs, la banque du Japon a commencé à essayer de contrôler la pente de la courbe. Il faut dire en regardant le graphique que le rendement de l’obligation japonaise à 10 ans est passé de -0.11 % à 0.01 % rien que par l’effet de contagion de la remontée des taux aux États-Unis (entre le 1 juin et aujourd’hui).

graphe20161117a

Et c’est d’ailleurs tout le débat sur la capacité d’une banque centrale à pouvoir interagir sur la courbe des taux alors que cette dernière est fortement impactée par des facteurs exogènes.

En attendant, la BOJ a décidé d’acheter pour un montant illimité les obligations à 5 ans à un taux minimum de -0.04 % et à 2 ans à un taux de -0.09 %. Elle veut par ces achats peser sur les rendements à court terme et donc accentuer la pentification de la courbe.

Hausse des taux au Mexique

La banque centrale mexicaine devrait aussi agir sur les taux, mais évidemment pour de toutes autres raisons. C’est en effet pour tenter d’enrayer la chute du peso mexicain qu’elle devrait procéder à un ajustement monétaire avec une hausse de minimum 50 bp.

Même si la pression sur le peso mexicain est légèrement retombée, le taux directeur devrait donc passer de 4.75 % à 5.25 % alors que le taux d’inflation a dépassé en octobre l’objectif de 3 % de la banque centrale pour la première fois depuis 1 an et demi.

Pas d’effet Brexit encore

Les indicateurs en Grande-Bretagne continuent de surprendre favorablement. Le taux de chômage a ainsi reflué à 4.8 % pour le troisième trimestre, soit son niveau le plus bas depuis 11 ans.

Mais les premiers signes de tension se font sentir avec une hausse en octobre de 9.800 demandeurs d’emploi et un risque important d’érosion du pouvoir d’achat alors que la hausse des salaires se maintient à 2.3 % sur un an et alors que l’inflation a bondi à 0.9 %.

Selon la BOE, le taux de chômage pourrait grimper à 5.6 % dans deux ans avec en plus un risque de baisse important du pouvoir d’achat.

tableaux20161117


Vous souhaitez me poser une question ?