Le FBI fait et défait les tendances

Posté le 7 novembre 2016

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Après avoir jeté le trouble et provoqué une sérieuse inquiétude, le FBI a conclu qu’il n’y avait aucun problème dans les mails d’Hillary. Ce revirement a de quoi surprendre, mais enlève une sérieuse épine dans le pied de la candidate.

Les marchés respirent

Et comme le Nikkei ce matin, qui est en hausse de plus de 1 %, les marchés boursiers devraient retrouver une tendance positive et attendre sereinement le résultat des élections.

Avec peut-être aussi un retour aux fondamentaux, en l’occurrence une analyse des chiffres du chômage aux États-Unis.

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Pour le mois d’octobre, les créations d’emploi ont été de 161.000, avec en prime une révision à la hausse du chiffre pour les mois d’août et de septembre de 44.000 créations en plus.

Si l’on fait le bilan de l’année 2016, en moyenne par mois, l’économie américaine a créé 181.000 emplois contre 229.000 en moyenne en 2015. Il est normal que ces créations d’emploi faiblissent à partir du moment où l’économie américaine frise le plein emploi.

En tout cas, ce chiffre de 181.000 est amplement suffisant, car il faut 100.000 créations d’emploi par mois pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail.

Le taux de chômage est tombé à 4.9 % contre 5 %, alors que le taux de participation a légèrement reculé à 62.8 % contre 62.9 %.

Et excellente nouvelle dans cette avalanche de chiffres, le salaire horaire moyen a augmenté de 0.4 % en octobre, soit sur un an une progression de 2.8 %, la plus forte depuis juin 2009.

Ce chiffre renforce les perspectives sur une consommation soutenue en fin d’année et a renforcé surtout les perspectives de hausse de taux, d’autant plus en cas de victoire d’Hillary.

Ces chiffres, mais surtout l’annonce du FBI, ont renforcé légèrement le dollar et les rendements obligataires aux États-Unis.

Baisse de taux au pays du kiwi

Même si globalement le mouvement de baisse des taux touche à sa fin, la banque centrale de Nouvelle-Zélande pourrait bien décider de réduire son taux directeur ce jeudi.

Malgré une croissance solide avec un taux annuel de 3.6 % au second trimestre, l’inflation demeure extrêmement faible à 0.2 %. On est très loin de l’objectif entre 1 % et 3 % de la banque centrale et la fermeté du dollar néo-zélandais n’arrange évidemment pas les choses.

La probabilité d’une baisse de 0.25 % du taux central pour le ramener à 1.75 % est extrêmement forte et est sans doute la dernière occasion pour la banque centrale d’agir.

Hausse de l’inflation en Turquie

La situation en Turquie est diamétralement opposée à celle de la Nouvelle-Zélande. L’inflation a augmenté de 1.44 % en octobre, propulsant le taux annuel à 7.16 % par rapport à un objectif de 5 %.

La poursuite de la baisse de la devise (voir le graphique de la parité en USD/TRY) n’arrange rien en termes d’inflation même si l’inflation de base a reculé à 7.01 % contre 7.56 %.

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