Le coup de tonnerre en Grande-Bretagne avant …

Posté le 4 novembre 2016
London, UK - March 25, 2015: The Bank of England during the day at Bank Junction showing buildings and the blur of people and traffic

London, UK – March 25, 2015: The Bank of England during the day at Bank Junction showing buildings and the blur of people and traffic

Et si le Brexit n’avait pas lieu ? La décision de la Haute Cour a jeté le trouble et est venue rajouter de l’incertitude à de l’incertitude.

Le doute en Grande-Bretagne

La Haute Cour a pris tout le monde de court en déclarant que le référendum sur le Brexit n’était que consultatif et qu’il devait être approuvé par le parlement. Cette décision, contre laquelle le gouvernement a déjà fait appel, risque au mieux de retarder le processus, au pire de provoquer une crise politique majeure.

Même si sur le graphique cela ne transparait pas, vu l’ampleur de la chute du sterling ces derniers temps, mais ce dernier s’est sensiblement redressé par rapport à l’euro et au dollar.

graphe20161104

Cette hausse du sterling a été consolidée par les propos de la BOE après son comité. Cette dernière n’évoque plus une baisse des taux et en regard des indicateurs économiques a même révisé à la hausse ses prévisions de croissance.

Pour 2017, au lieu d’une croissance de 0.8 % prévue en août, elle table sur une croissance de 1.4 %. Mais le fait de ne plus évoquer de baisse de taux s’explique surtout par la forte révision à la hausse des perspectives d’inflation.

Selon la BOE, l’inflation devrait atteindre 2.7 % dans un an, par rapport à un niveau de 1 % actuellement, et il faudrait attendre 2020 pour revenir à 2 %.

Incertitude totale

Cette décision de la Haute Cour ne vient que rajouter encore un peu plus d’incertitude dans des marchés qui s’interrogent sur la capacité de l’OPEP à arriver à un accord. Ce qui explique le recul du prix du baril qui se poursuit comme le montre le graphique du prix du Brent.

graphe20161104a

Mais des marchés qui s’interrogent surtout sur le résultat des élections aux États-Unis avec comme conséquence des dégagements sur les bourses et une hausse de l’indice VIX qui se poursuit.

Et qui s’interrogent aussi sur les indicateurs économiques aux États-Unis qui plaident pour la hausse des taux. Si les chiffres sur le chômage publiés tout à l’heure sont confirmés, en temps normal, la hausse des taux serait acquise.

Reste qu’en cas de victoire de Trump, l’incertitude sera telle que la FED pourrait devoir postposer sa hausse de taux.

Pour rappel, les créations d’emploi devraient être de 175.000 contre 156.000 et le taux de chômage devrait reculer à 4.9 % contre 5 %.

La forte hausse de la productivité aux États-Unis au troisième trimestre, chiffre publié hier, est venue confirmer le taux de croissance sur la même période.

La productivité a augmenté de 3.1 % en rythme annuel sur la période contre un recul de -0.2 % le trimestre précédent, soit sa plus forte hausse sur 2 ans.

Il est dommage de devoir constater que les indicateurs économiques se redressent, mais que l’incertitude politique vient annuler l’effet positif de la publication de ces indices.

La dégradation de l’économie saoudienne

Un accord sur le gel de la production serait bien nécessaire pour l’Arabie Saoudite qui voit sa situation économique se dégrader fortement.

Ainsi, l’indice PMI est tombé à 53.2 comme le montre le graphique, soit son niveau le plus bas depuis août 2009, date de lancement de cet indice. La réduction drastique du budget et les mesures d’austérité expliquent cette baisse.

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La baisse du prix du baril combinée à un recul des investissements ne peut évidemment que peser sur la croissance comme le montre de façon très explicite le graphique.

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tableaux20161104