L’incertaine tendance !

Posté le 18 octobre 2016

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Une certaine léthargie s’est emparée des marchés financiers avec une absence de grande tendance.

Production en hausse

La production industrielle a progressé de 0.1% aux Etats-Unis et les capacités de production industrielle sont passées de 75.3% à 75.4%. Ces chiffres montrent une faible croissance et une économie américaine qui progresse, certes, mais plus faiblement qu’escompté.

J’évoquais hier la hausse inéluctable des taux de la part de la FED, car pour moi, une certaine normalisation des taux doit intervenir pour donner des armes à la FED lors de la prochaine récession.

Et le vice-président de la FED, Stanley Fischer, n’a pas dit autre chose même s’il a reconnu qu’augmenter les taux n’est pas facile dans un contexte qui a priori ne devrait voir une remontée des taux.

Mais à force de tergiverser la FED devient elle-même un facteur de déstabilisation des marchés et qui pourrait peser sur la croissance.

Hausse de l’inflation suite

En zone euro, l’inflation a été confirmée à 0.4% en taux annuel contre 0.2% en septembre et par rapport à un niveau de -0.1% l’année passée. Comme le montre le graphique, la Belgique est la lanterne rouge mais d’autres pays connaissent encore une inflation négative.

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Cette hausse est une victoire pour la BCE, mais une faible victoire, car le taux d’inflation de base, hors alimentation et énergie, est passé de 0.9% à 0.8% sur un an.

Alors que les économistes tablaient sur un taux d’inflation annuel de 0.1% en Nouvelle-Zélande, cette dernière s’est affichée à 0.2%. Certes, la hausse a été moindre que le trimestre passé, de 0.2% contre 0.4%, mais au-delà des attentes.

Pour autant, cette hausse ne devrait pas venir contrecarrer les intentions de la banque centrale de réduire encore son taux directeur. Une baisse de 25 bp est attendue en novembre pour ramener le taux à 1.75%.

Il faut dire que la Nouvelle-Zélande a augmenté ses taux en 2015 avant d’entamer une politique d’assouplissement monétaire vu le recul de l’inflation et le ralentissement de l’économie mondiale.

Sa réactivité à la hausse lui permet aujourd’hui de mener une politique monétaire qui accompagne le ralentissement, ce qui n’aurait pas été possible sans la phase de normalisation. C’est exactement le dilemme qui agite la FED pour le moment.

La léthargie des marchés s’explique aussi par l’attente du chiffre, demain matin, de la croissance en Chine pour le troisième trimestre, croissance qui devrait être de 6.6%.

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