La FED s’abstient, le marché salue encore !

Posté le 22 septembre 2016
Fish-eye view of Wall Street buildings - New York City, USA

Fish-eye view of Wall Street buildings – New York City, USA

La FED a décidé de laisser ses taux inchangés mais cette décision n’a pas fait l’unanimité.

Le choix de Janet

« Nous avons considéré que les arguments en faveur d’une hausse s’étaient renforcés mais nous avons décidé d’attendre pour l’instant de nouvelles preuves d’une poursuite des progrès vers nos objectifs » est le message de la FED après sa réunion.

Mais cette décision s’est prise à 7 contre 3, ce qui ouvre la porte à une hausse en décembre. Mais décembre c’est loin et les marchés ont salué la nouvelle avec une hausse de la bourse américaine, une baisse du dollar et un petit recul des rendements obligataires.

Comme le montre les prévisions des membres de la FED, la hausse des taux sera graduelle et surtout lente. Et si l’on prend le taux médian pour 2017, il est passé de 3% à 2.9%, ce qui démontre l’extrême prudence de la banque centrale.

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La combinaison des deux décisions des banques centrales ont ravi les bourses, qui ont connu une séance euphorique, portées par la poursuite de l’abondance de liquidité.

Même si la décision de la BOJ laisse perplexe et que concrètement elle ne va pas injecter plus de liquidités que dans le passé. Mais en signifiant qu’elle laisserait aller l’inflation bien au-delà de son objectif de 2%, elle a laissé entendre qu’elle laisserait ses taux bas pour une très longue période.

Les prévisions de l’OCDE

Cette euphorie des bourses ne doit pas masquer les révisions de croissance de l’OCDE.

Le tableau brossé par l’OCDE n’a pourtant rien de bien engageant et elle « alerte sur le fait que le monde est pris au piège de la croissance molle, la médiocrité des anticipations de croissance bridant encore d’avantage les échanges, l’investissement, la productivité et les salaires ».

En tenant compte de ces éléments, la croissance ne sera que de 2.9% en 2016 au niveau mondial, soit le rythme le plus faible depuis la crise, et de 3.2% en 2017.

Aux Etats-Unis, cela donnerait une croissance de 1.4% en 2016 et de 2.1% en 2017, alors que pour la zone euro, cela serait respectivement de 1.5% et de 1.4%.

La croissance a clairement ralenti en Grande-Bretagne depuis le Brexit, et l’OCDE table désormais sur une croissance de 1.8% en 2016 et de seulement 1% en 2018.

Au Japon, pas de réelle reprise avec un taux attendu de 0.6% et de 0.7%.

Pour les pays émergents, la Chine n’affichera plus qu’une croissance que de 6.5% en 2016 et de 6.2% en 2017, alors que le Brésil ne parviendrait pas à sortir de la récession cette année avec un taux de -3.3% et un petit 0.3% en 2017.

Voir le tableau des prévisions de l’OCDE pour les principaux pays.

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