Le rallye obligataire se poursuit

Posté le 14 septembre 2016
Business chart with glowing arrows and world map

Business chart with glowing arrows and world map

Si l’inflation en Grande-Bretagne est finalement restée inchangée à 0.6 %, la pression sur les prix à la production a fortement augmenté.

Pression sur les prix en Grande-Bretagne

Comme le montre le graphique, les prix à la production à l’achat ont connu une véritable explosion, avec une hausse la plus forte depuis décembre 2011.

graphe20160914

La crainte évidemment est que cette hausse percole dans les prix de vente et ne vienne plomber l’inflation dans les mois qui viennent. L’inflation pourrait alors dépasser l’objectif de la BOE, qui verrait sa marge de manœuvre réduite à néant.

Mais en attendant de voir concrètement cet impact, ce chiffre a plutôt affaibli le sterling, qui est passé de 0.8425 à 0.85 par rapport à l’euro, dans la perspective de voir la BOE agir avant qu’il ne soit trop tard.

Rallye obligataire

Alors que l’indice ZEW en Allemagne est resté inchangé, reflet d’un manque de visibilité et de confiance. Et reflet aussi des interrogations nombreuses sur l’état de l’économie allemande.

Alors que les chiffres de la production industrielle en zone euro pour le mois de juillet sont attendus en net recul, à -0.9 % contre 0.6 % d’un mois à l’autre soit un taux annuel de -0.7 % contre 0.4 %.

Alors que les bourses ont de nouveau connu une séance dans le rouge, le rallye obligataire se poursuit, comme le montre, par exemple, le rendement de l’OLO 10 ans.

graphe20160914b

C’est toujours l’attitude des banques centrales qui explique ce rallye. Car même si la FED n’augmentera pas ses taux en septembre, en décembre, elle franchira le rubicond une deuxième fois.

Comme on l’a vu pour la BOE, sa marge de manœuvre se réduit et sera même totalement nulle en cas de forte poussée inflationniste. La BCE a repoussé toutes nouvelles mesures en décembre et la BOJ sera très prudente.

Programme de relance au Brésil

Comme le contexte politique semble s’apaiser un peu au Brésil, le gouvernement a décidé de lancer un vaste plan de privatisation.

Ce plan devrait se dérouler en deux temps. Première étape, modifier la législation qui prévoit que la société Petrobras acquière systématiquement une participation de 30 % dans les nouveaux projets.

Deuxième étape, la privatisation de secteurs comme la distribution d’électricité, de traitement des eaux, et les concessions minières pour un montant qui pourrait avoisiner les 24 milliards de dollars.

Recul du prix du baril

Le recul du prix du baril n’est évidemment pas un facteur de stabilité et vient aussi plomber les valeurs énergétiques en bourse.

Ce recul s’explique après la publication d’un rapport de l’AIE (Agence International de l’Energie) qui estime que l’offre mondiale devrait rester excédentaire sur les 6 premiers mois de l’année 2017.

Elle justifie son propos par le fait que la production devrait continuer d’augmenter, alors que les stocks sont en forte hausse et que la demande devrait fléchir vu les révisions à la baisse de la croissance.

Le contexte demeure très délicat et les actions européennes en souffrent plus que les actions américaines. Nous avions pourtant le sentiment en début d’année qu’elles allaient bien performer. Pourquoi cette déconvenue ? Je vous invite à lire mon commentaire publié ce matin sur le site MoneyStore. http://moneystore.be/2016/actu/actions-europennes-prvisionnistes-sontils-tromps

tableaux20160914