Sans consommation intérieure, pas de croissance !

Posté le 29 juillet 2016

iStock_000058496110_Large

Voici venu pour moi le moment de faire une pause et je vous retrouve avec plaisir le 22 août.

La faiblesse de l’inflation au Japon

Nouvel accès de faiblesse de l’inflation au Japon, qui a reculé de -0.5%, soit le recul le plus marqué depuis mars 2013.

Autant dire que ce chiffre a mis une pression supplémentaire sur la BOJ, alors même que cette dernière avait déjà une très forte pression de la part du gouvernement pour l’inciter à prendre de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire.

Mais cette dernière n’a procédé, ce matin, qu’à une faible augmentation de son programme de rachat d’actifs et n’a pas touché à son taux directeur qui se situe à -0.10%. Cette décision a bien évidemment déçu, vu les attentes, et le Nikkei est indécis et le yen se renforce à nouveau.

Cette absence de nouvelles mesures de la part de la BOJ montre peut-être aussi qu’elle a atteint les limites de sa politique et qu’elle ne peut pas indéfiniment baisser ses taux.

En plus, il n’y a pas que la faiblesse de l’inflation qui inquiète. Comme le montre le graphique, les dépenses des ménages ont reculé de -2.2% sur le dernier mois en chiffre annualisé.

graphe20160729

Le Japon, à contrario des Etats-Unis et de l’Europe, ne bénéfice pas du soutien de la demande intérieure pour compenser la faiblesse du commerce mondial et la diminution de la demande émanant des pays émergents.

Hausse de l’inflation en Europe ?

Sans se baser sur le taux d’inflation en Belgique, qui est passé de 2.16% à 2.28%, l’inflation dans la zone euro pourrait légèrement progresser.

La Belgique est vraiment un cas à part avec ce niveau d’inflation, mais en Allemagne, l’inflation a aussi progressé à 0.4% contre 0.2% en rythme annuel.

Par contre, la croissance en zone euro pour le deuxième trimestre est attendue en recul à 0.3% contre 0.6%, soit en chiffre annuel à 1.6% contre 1.7%.

Croissance aux Etats-Unis

Ce chiffre va contraster avec celui des Etats-Unis à l’inverse du premier trimestre. En effet, en chiffre annualisé la croissance au deuxième trimestre aux Etats-Unis est estimée à 2.6% contre 1.1% le trimestre précédent.

Et la consommation intérieure, qui est la clé de voute de l’économie américaine, devrait afficher son meilleur niveau depuis 2006.

Choc sur la consommation

La Grande-Bretagne pourrait bien être confrontée à la même situation que le Japon, à savoir une faiblesse de la demande intérieure. Les signaux s’accumulent comme des nuages d’orage dans le ciel et les premiers grondements sourds annonciateurs d’une tempête se font déjà entendre.

Après la publication des premiers indicateurs de confiance en recul, les premières mesures concrètent sont prises par les entreprises. Ainsi, la Lloyds bank a annoncé qu’elle allait supprimer 3000 postes en vue de ralentissement de l’activité. Et Le groupe Ford, qui s’inquiète du coût de la chute du sterling pour ses usines en Europe, pourrait envisager des mesures d’économie.

tableaux20160729